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Vaccinations : Quelle Mefiance ?
Posted by admin , 13 juin 2009 - 03:40
» Le compte rendu organisateurs
» Manifeste victimes VHB

Lors d’un récent colloque, les autorités sanitaires ont manifesté le désir de « rétablir la confiance des Français » envers la vaccination. Cela supposerait qu’ils n’aient plus confiance en elle. Or, c’est faux : les Français croient à plus de 90% en la vaccination ! Le diagnostic est donc à revoir, car la défiance est ailleurs : envers le système d’élaboration de la politique sanitaire qui n’écoute pas assez ceux qui en contestent certains aspects.
Ce colloque, qui s’est tenu le 4 mars dernier à la Maison de la Chimie à Paris, a rassemblé l’ensemble de la filière des vaccins en France. Réunis par le député Yves Bur, rapporteur du projet de loi sur la sécurité sociale, et le sénateur Paul Blanc, autorités de santé publique, personnels de santé, labos pharmaceutiques et presse médicale ont échangé autour du thème : « Les vaccins, une excellence française à préserver ».
Parmi les deux cents participants, plusieurs responsables d’associations anti-vaccinales ou d’opposants aux «excès vaccinaux ». Près d´une vingtaine de victimes de la vaccination ont accompagné en silence la ministre à sa sortie de l´amphi après son allocution (photo). Elles étaient dans le hall avec des photos de victimes et ont distribué un manifeste aux participants.
L’opposition aux vaccins ou à leur utilisation abusive a toujours existé. En France, elle est restée assez limitée mais si elle est très active. Les pouvoirs publics et le corps médical l’ont fortement diabolisée. Ils ont souvent agi avec un mépris et coercition envers elle, n’hésitant pas à lever le bâton pour la réprimer. Ainsi, le 5 mars 2007, une loi a été votée pour condamner à six mois d’emprisonnement et à 3 750 € d’amende à tous les refus de vaccination (pour les vaccins obligatoires). Les journaux n’en ont pratiquement pas parlé.
Qu’on limite ainsi une liberté fondamentale, celle de se soigner, ne les a pas inquiétés plus que cela. Et pour cause: la plupart des grands médias ont assez peu d’esprit critique vis-à -vis de nos institutions sanitaires et de la vaccination.
Vaccins : les Français en redemandent !
Ils reflètent d’ailleurs bien la mentalité des Français. Selon l’Institut national de prévention et d´éducation pour la santé (Inpes), « l’acceptabilité de la vaccination est très satisfaisante, puisqu’elle dépasse 90 %. Les Français sont également attachés à l’obligation vaccinale, ce qui peut surprendre davantage. Le calendrier vaccinal est, globalement, assez bien respecté ».
Lors du colloque du 5 mars dernier, la ministre de la santé n’a d’ailleurs pas manqué de le souligner : « La confiance, vis-à -vis du vaccin, demeure. L’introduction de substances toxiques, voire “vivantesâ€, dans un corps sain, demeure anthropologiquement suspecte. Dès que le risque devient plus précis, la défiance s’efface. Actuellement, une épidémie de méningite à méningocoques B sévit en Seine-Maritime. Nous disposons de vaccins en quantité très limitée. Or tous les cantons demandent la vaccination systématique des enfants de ces territoires. C’est donc bien la perception d’un danger imminent qui peut vaincre les réticences à la vaccination ».
Le président du syndicat de médecins MG France a même demandé qu’on « lève le trouble entre les vaccinations obligatoires et les vaccinations recommandées. Rappelons par exemple que la vaccination contre le BCG n’est pas obligatoire, même si elle est fréquemment demandée par les parents ».
Donc, que les autorités se rassurent : les vaccins, les Français en redemandent !
Alors, pourquoi s’inquiéter ? Pourquoi le dossier de presse du colloque comportait-il ce sous-titre : «Vaccination: comment rétablir la confiance ?», objectif présenté comme un « enjeu essentiel » ? Alors qu’en fait, la couverture vaccinale de la population française est « globalement satisfaisante ». Pourquoi aurait-on besoin de « réhabiliter le geste vaccinal » auprès de l’ensemble de la population ?
C’est que l’on a noté que, « si la couverture vaccinale des jeunes enfants est convenable, elle se dégrade chez les adolescents et les adultes, faute d’effectuer les rappels nécessaires ». On a aussi remarqué « une baisse de plus en plus importante de la couverture vaccinale contre la rougeole et l’hépatite B ». Ce dernier vaccin a été «associé à tort à l’apparition de cas de sclérose en plaque » alors qu’il « ne pose pas de problème en termes de sécurité sanitaire ».
Contre la grippe, également, l’objectif de santé publique, « qui fixe à 75 % la proportion des professionnels de santé vaccinés, est loin d’être atteint » : « si près de 70 % des généralistes sont vaccinés, seuls 30% des infirmiers libéraux » le sont.
Faut-il encore charger une barque bien remplie ?
C’est pourquoi, les professionnels du secteur demandent aux autorités « un portage politique fort. Ce message pourrait être la décision de reprendre la vaccination des nourrissons et des adolescents (contre l’hépatite
Bref, il faut continuer à charger une barque déjà bien remplie.
On oublie encore et toujours que le meilleur moyen de gagner la confiance de tous est d’inviter tout le monde à discuter, y compris les réfractaires à la vaccination, de confier l’information, y compris contradictoire sur des sujets aussi sensibles (sur la vaccinovigilance, par exemple), à des structures vraiment indépendantes, à permettre des débats publics et pas seulement une communication unilatérale, etc.
De même, si les promoteurs de médecines différentes étaient invités autour de la table, sans doute s’apercevrait-on qu’avec une réelle prévention, avec les conseils avisés des professionnels de toutes disciplines, les Français seraient capables de mieux prendre en main leur santé. Car on oublie aussi trop souvent que la prévention, c’est aussi (mais pas seulement, bien sûr !) la confiance, l’hygiène et une alimentation équilibrée. Avant de vouloir systématiser la vaccination contre toutes les maladies, il y aurait déjà beaucoup à entreprendre dans ces domaines…
> Pour que vous puissiez vous faire une idée objective de ce qui s’y est dit, je mets en téléchargement ci-dessus :
- le compte rendu de la journée, tel qu’il a été transmis aux journalistes le lendemain par les organisateurs ;
- le manifeste des victimes du vaccin de l’hépatite B.
Dernière mise à jour: 7/03/2009
Imprimé depuis http://www.jlml.fr -
La Rhinite Allergique
Posted by POULIQUEN , 19 mai 2009 - 02:10
La rhinite allergique constitue un v?ritable probl?me de sant? publique en raison de sa pr?valence et de ses cons?quences sur la qualit? de vie.
Elle se caract?rise par une inflammation localis?e aig?e ou chronique de la muqueuse nasale.
Elle se manifeste par un ensemble de sympt?mes (?ternuements, obstruction et ?coulement nasal) dus ? une r?action immunologique excessive en pr?sence d'une substance ?trang?re que l'on nomme allerg?ne.
La rhinite allergique survient lorsqu'une personne sensibilis?e rencontre un allerg?ne. La quantit? d'allerg?nes pr?sents dans l'air et le degr? de sensibilisation d'une personne influent de mani?re importante sur l'apparition et la gravit? des sympt?mes.
La rhinite allergique est souvent associ?e ? une conjonctivite ainsi qu'? d'autres pathologies comme la sinusite. Par ailleurs, les chercheurs ont mis en exergue les relations sp?cifiques entre nez et bronches. Il existe en effet une continuit? entres les muqueuses naso-sinusienne et bronchiqueDe fait, la rhinite allergique est consid?r?e comme un facteur de risque pour l'asthme : des ?tudes ont montr? que la moiti? des personnes souffrant de rhinite pr?sentaient aussi une hyperr?activit? bronchique non sp?cifique, donc une susceptibilit? asthmatique. De mani?re sym?trique, la quasi-totalit? des sujets asthmatiques a aussi une rhinite associ?e, plus ou moins invalidante selon les cas.
Deux rhinites : une saisonni?re pour l'ext?rieur, une toute l'ann?e pour l'int?rieur
Les rhinites allergiques peuvent ?tre distingu?es en deux entit?s :
chaque ann?e ? la m?me saison et le plus souvent associ? ? une conjonctivite . Les crises surviennent au moment de l'arriv?e des pollens, quand leur concentration dans l'air augmente.
? La rhinite allergique chronique "perannuelle" qui dure toute l'ann?e et souvent associ?e ? l'asthme. Les allerg?nes responsables sont g?n?ralement les acariens (poussi?res de maison), les poils d'animaux (notamment de chat), les moisissures et les blattes.
Une troisi?me cat?gorie de rhinite peut ?tre signal?e : il s'agit de la rhinite professionnelle qui est d?clench?e par l'exposition ? des substances sur le lieu de travail.
Notons que la polypose naso-sinusienne, qui est obstructive (le nez est bouch? par des polypes), peut quant ? elle se surajouter ? une rhinite allergique.
La classification ARIA propos?e par l'Organisation Mondiale de la Sant? :
Plusieurs ?tudes ont montr? que la qualit? de vie des personnes souffrant de rhinite allergique est presque aussi alt?r?e que celle des sujets asthmatiques. L'impact important de la rhinite allergique sur la qualit? de vie des patients et sur la sant? publique a donc incit? l'OMS ? ?laborer en 2001 une nouvelle classification de la maladie. Le consensus ARIA ( Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma) repose sur des facteurs de dur?e (rhinite intermittente ou persistante) et de s?v?rit? (rhinite l?g?re ou mod?r?e ? s?v?re).
Les facteurs de dur?e
Une rhinite est consid?r?e comme intermittente lors-qu'elle survient moins de quatre jours par semaine ou moins de quatre semaines cons?cutives par an. Elle est diagnostiqu?e comme persistante lorsqu'elle survient au contraire plus de quatre jours par semaine et plus de quatre semaines cons?cutives par an.
Les facteurs de s?v?rit?
Une rhinite est l?g?re si le patient ne ressent aucun des sympt?mes suivants : troubles du sommeil, g?ne entra?nant une diminution des activit?s sociales, sportives,
? Chiffres
Evolution de la pr?valence de la rhinite allergique
Pr?valence en fonction de l'?ge
Enfants Adolescents
de 6/7 ans de 12/14 ans
dans les 12 derniers mois
La rhinite allergique touche 10 ? 25 % de la population mondiale et sa pr?valence est en constante augmentation. En France, les donn?es ?pid?miologiques montrent que plus de 15 % de sujets de 15 ? 50 ans ont une rhinite allergique induite par les pollens. Pourtant, nombre de patients ne consultent pas : plus de 20 % d?entre eux demandent seulement conseil ? leur pharmacien (e-sante.fr).
? Fr?quence
Deux rhinites de plus en plus fr?quentes.
La fr?quence de la rhinite allergique, comme toutes les maladies allergiques, est en augmentation dans le monde depuis ces derni?res ann?es. Au d?but du 20?me si?cle elle ne concernait que 1 % de la population. En cent ans son accroissement est notable puis-qu'elle touche aujourd'hui 20 % ? 40 % de la population et, dans les pays industrialis?s, la fr?quence des rhinites allergiques a doubl? en 30 ans. On estime que 10 ? 15 % des habitants de ces pays souffrent ? divers degr?s de ce trouble. Cette recrudescence ne semble pas tant li?e ? la pollution ext?rieure qu?au confinement des habitations. L?isolation de ces derni?res a pour effet d?augmenter la densit? des allerg?nes domestiques, tels que les produits d?entretien ou les acariens, ? l?int?rieur des logements (doctissimo). La fr?quence de la rhinite allergique varie avec l'?ge, tr?s faible chez le jeune enfant, elle augmente quand l'enfant grandit pour devenir maximale ? la fin de l'adolescence et chez l'adulte jeune. Elle d?cro?t ensuite rapidement chez l'adulte plus ?g?. Les gar?ons sont plus souvent atteints que les filles avant l'?ge de 10 ans, ce ratio s'?quilibrant par la suite. 7,1 % des enfants de 6-7 ans et 15 % des adolescents souffrent de rhume des foins. Pr?s de 3 % de cette derni?re cat?gorie d'?ge sont atteints d'une rhinite perannuelle.
Par ailleurs, la fr?quence du rhume des foins varie selon les r?gions et
peut atteindre des sujets allergiques
aux pollens de f?vrier ? septembre.
Par exemple, en r?gion rhodanienne,
l'incidence de la rhinite allergique est
plus ?lev?e en raison de la pollinose ? l'Ambrosia et s'?tend jusqu'au mois de septembre ; de allergiques.
?
Dans les pollinoses, le moment d'apparition des crises renseigne sur les pollens responsable de l'allergie :
+ au d?but de l'ann?e, c'est le pollen des arbres (cypr?s, ch?ne, orme, ?rable, bouleau, gen?vrier, olivier, platane),
+ au printemps, c'est le pollen des herbages cultiv?s (cynodon, la fl?ole des pr?s, la flore odorante, dactyle pelotonn?, houpe d'Alep), et des herbes sauvages (plantain, chardon russe)
o -en automne, le pollen des herbes sauvages (l'ambroise ou herbe-?-poux dans la r?gion lyonnaise).
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Dans les rhinites allergiques perannuelles, les allerg?nes concern?s sont :
-La poussi?re de maison, qui contient des acariens. Le responsable le plus souvent identifi? est le Dermatophago?des pteronyssinus. Il adore les squames humaines et les pellicules, prolif?re dans les maisons fra?ches et humides et d?teste le soleil. Les oreillers, les duvets, les ?dredons remplis de plumes sont des r?servoirs d'acariens.
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Les blattes
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Les animaux : les chats en particulier, mais aussi les chiens et les chevaux.
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Les moisissures et les champignons sont tr?s pr?sents pendant les saisons humides et ? l'int?rieur des maisons.
? Sympt?mes et Diagnostic
Les sujets concern?s
Toute manifestation allergique est le point de rencontre entre un terrain g?n?tiquement pr?dispos? et son environnement. Ce qui signifie que l'on h?rite de la possibilit? d'?tre sujet ? des manifestations allergiques et non d'une sensibilit? ? un allerg?ne sp?cifique.
Pour ?tre allergique, il faut d'abord avoir la possibilit? de fabriquer des anticorps de type IgE, ce qui est inscrit dans le code g?n?tique. Ensuite, il faut rencontrer un allerg?ne, qui provoquera une r?action de la part de l'organisme. Survient d'abord une p?riode de sensibilisation, durant laquelle un sujet donn? fabrique des anticorps de type allergique. A ce stade, aucun signe clinique n'appara?t. Lorsque le taux d'anticorps est suffisamment ?lev? et quand un nouveau contact avec l'allerg?ne se produit, apparaissent les premiers sympt?mes de rhinite allergique.
Selon les ?tudes, 50% ? 90 % des sujets atteints de rhinite allergique, saisonni?re ou perannuelle ont des ant?c?dents allergiques familiaux. Le risque d'?tre allergique est de 20% ? 40 % si l'un des parents est allergique et de 40% ? 60 % si les deux parents le sont.
L'allerg?ne en cause est fonction de l'environnement
Prenons l'exemple d'un couple de scandinaves allergique au pollen de bouleau (arbres tr?s r?pandus en Scandinavie) et qui s'installe en Espagne. Si ce couple a un enfant, celui-ci sera plus volontiers allergique au pollen d'olivier, arbustes qui foisonnent dans les pays m?diterran?ens.
La rhinite allergique se manifeste par des signes locaux :
? Dans la pollinose le malade souffre tous les ans ? la m?me saison :
-D'?ternuements en salve, de d?mangeaisons nasales ;
-D'un ?coulement nasal clair, fluide, souvent tr?s abondant ;
- D'obstruction nasale. La pollinose est tr?s souvent associ?e ? une conjonctivite. Elle se traduit par des sensations de br?lures oculaires, un larmoiement et des d?mangeaisons intenses, des conjonctivites rouges et inject?es. Elle peut par ailleurs donner lieu ? des troubles de l'olfaction - hyposmie ou anosmie-, dus ? l'inflammation de la muqueuse nasale.
La chronologie d'apparition des pollens est rythm?e par les saisons et s'?tale de janvier ? septembre en fonction de leur nature et des r?gions concern?es.
? Dans la rhinite perannuelle Dans la rhinite perannuelle, les sympt?mes pr?c?dents d?butent de fa?on moins brutale mais l'obstruction nasale est le plus souvent marqu?e et un asthme est souvent associ?.
La rhinite allergique se manifeste par des signes g?n?raux
Dans certains cas, les rhinites allergiques peuvent alt?rer la qualit? de vie des patients. L'intensit? des crises et leur constance peut en effet induire chez ces derniers une grande fatigabilit?, une insomnie ou un sommeil non r?parateur ainsi que des c?phal?es. Des troubles du caract?re, des difficult?s de concentration peuvent par ailleurs retentir sur l'activit? scolaire et professionnelle.
Pourtant, sur le tiers de Fran?ais allergiques, seul un quart se soigne. Malgr? la g?ne occasionn?e, l?absence de gravit? des r?actions allergiques motivent ce refus de soins (doctissimo).
Rhinite allergique ou rhinite vaso-motrice ?
Bon nombre de personnes pensent qu'ils sont sujets ? une rhinite allergique alors qu'en fait il souffrent d'une rhinite due ? des troubles circulatoires de la muqueuse nasale. Exemple : on peut avoir le nez qui coule lors de la prise d'un aliment tr?s chaud ou lorsqu'on passe de la position horizontale ? la verticale, apr?s une nuit de sommeil. Seul un interrogatoire m?dical pointu permettra de poser le diagnostic de rhinite allergique.
? Prise en charge
Le traitement de la rhinite allergique comprend ? la fois l'?viction des allerg?nes (lorsque celle-ci est possible), les m?dicaments et l'immuno-th?rapie (ou d?sensibilisation sp?cifique).
La d?sensibilisation est, avec l??viction des allerg?nes, le seul traitement susceptible de modifier l??volution naturelle de la maladie, selon l?OMS.
L'?viction de l'allerg?ne, si elle est possible, reste le premier des traitements.
Comme toujours en allergologie, la premi?re mesure pour diminuer l'allergie est l'?viction de l'allerg?ne. Si celle-ci peut ?tre envisag?e dans les rhinites perannuelles, elle est plus difficile dans les allergies polliniques. Les r?gles d'hygi?ne des rhinites perannuelles sont identiques ? celles de l'asthme, les allerg?nes en cause ?tant le plus souvent les m?mes. Des tests permettent de d?pister la pr?sence d'acariens dans la literie ou la poussi?re. Si leur pr?sence est significative, il est souhaitable de prendre des mesures d'?viction. La lutte contre les sources de poussi?res passe par l'utilisation de housses anti-acariens, d'oreillers en tissu synth?tique et de sommiers ? lattes. Il faut aussi ?viter la moquette, les tapis et les peluches des chambres des enfants. L'a?ration des chambres r?duit ? la fois la quantit? d'acariens et de moisissures int?rieurs. Une temp?rature fra?che et une lutte contre l'humidit? sont aussi des facteurs limitant le d?veloppement de ces allerg?nes.
Pour les animaux domestiques, s'il est pr?f?rable de s'en s?parer, des raisons affectives s'y opposent parfois. Dans ce cas, il faut limiter l'exposition dans la maison ? certaines pi?ces et laver l'animal chaque semaine. L'?radication des blattes n?cessite le recours ? des entreprises sp?cialis?es. Les blattes aiment la nuit et se nourrissent d'aliments tr?s vari?s, c'est pourquoi il est d?conseill? de remettre le lavage des assiettes sales du d?ner au lendemain matin. Elles appr?cient les sources de chaleur, notamment la chaleur des moteurs d'appareils m?nagers (r?frig?rateurs) ou ?lectriques (t?l?viseurs).
Il est ?galement important de limiter les co-facteurs susceptibles de d?clencher les manifestations allergiques : ?viter le tabagisme passif et l'utilisation d'a?rosols (produits m?nagers, laques...).
Les th?rapeutiques m?dicamenteuses
* Les cromones sont des mol?cules qui stabilisent les membranes des cellules (mastocytes) nasales et bronchiques impliqu?es dans l'allergie. Elles emp?chent la lib?ration d'histamine contenue dans ces cellules. Elles ont principalement une activit? anti-allergique et agissent surtout sur l'?coulement et les d?mangeaisons nasales. Elles sont bien tol?r?es mais leur action br?ve n?cessite plusieurs administrations quotidiennes.
* Les antihistaminiques inhibe l?action de l'histamine, s?cr?t?e par les cellules nasales et bronchiques. Ils agissent sur la plupart des sympt?mes de la rhinite allergique. Les anti-histaminiques de premi?re g?n?ration entra?naient de la somnolence, les plus r?cents sont mieux tol?r?s
* Les cortico?des locaux ont une activit? antiinflammatoire puissante. Ils agissent sur tous les sympt?mes de la rhinite allergique notamment l'obstruction nasale. Les effets secondaires sont le plus souvent transitoires (?ternuements, picotements et s?cheresse de la muqueuse nasale, maux de gorge).
* Les d?congestionnants locaux peuvent ?tre utilis?s. Ils diminuent l?obstruction des bronches nasales, mais ne doivent pas ?tre pris pendant plus de quelques jours.
* Certaines eaux thermales ? auraient ? une action b?n?fique sur la rhinite allergique. Des cures sont pr?conis?es lorsque la rhinite se surinfecte fr?quemment.
Dans tous les cas, il est d'abord n?cessaire d'entreprendre une ma?trise de l'environnement avec une ?viction des allerg?nes et des irritants non sp?cifiques. Dans les rhinites intermittentes l?g?res, on utilise le plus souvent des antihistaminiques par voie orale. Pour les rhinites intermittentes mod?r?es ? s?v?res et pour les persistantes on peut d'embl?e utiliser des cortico?des locaux.
La d?sensibilisation ou immunoth?rapie
Il s'agit d'administrer des doses croissantes de l'allerg?ne en cause afin que l'organisme s'y accoutume progressivement et puisse le tol?rer. Elle est possible pour les allerg?nes qui interviennent par voie respiratoire et pour les venins d'hym?nopt?res (l'un des grand succ?s de la d?sensibilisation). En revanche, elle n'est pas r?alisable pour les allergies dues ? un aliment (oeuf...), un m?dicament ou pour les allerg?nes qui interviennent par contact (ex : ecz?ma d? au nickel). La dur?e globale de la d?sensibilisation est de 3 ? 5 ans.
La d?sensibilisation peut ?tre r?alis?e lorsque :
* Les traitements pharmacologiques sont insuffisants.
* Le r?le d?clencheur de l'allerg?ne dans la symptomatologie du patient a ?t? prouv?. Pour ce faire, des tests cutan?s et sanguins sont r?alis?s. A noter que le fait d'obtenir des dosages d'anticorps positifs n'est pas toujours suffisant pour valider la relation de cause ? effet. La chronologie entre le contact avec l'allerg?ne et les sympt?mes est d?terminante.
* On dispose d'un extrait allerg?nique ad hoc ( par exemple, l'allergie au chinchilla ne peut faire l'objet d'une d?sensibilisation).
* La ma?trise de l'environnement n'est pas suffisante et l'?viction compl?te impossible. En effet, l'?viction totale est parfois difficile pour des raisons professionnelles ou priv?es, mais ?galement lorsque les sympt?mes se d?clenchent par contact indirect (comme dans l'allergie au chat).
* La g?ne occasionn?e est intense et longue (plusieurs semaines). Inutile donc d'entreprendre une d?sensibilisation lorsqu'on est sujet ? un rhume des foins quelques jours par an.
* Le patient est ?g? de plus de 5 ans (pour la d?sensibilisation par voie injectable).
crise allergique : pour l'allergie au pollen, on prendra donc soin d'?viter la saison pollinique. Si le sujet souffre de rhinite allergique avec asthme associ?, on n' effectue la d?sensibilisation qu'une fois l'asthme stabilis? par des m?dicaments.
Il existe deux modes de d?sensibilisation : par voie injectable et par voie sublinguale.
La voie injectable
La d?sensibilisation par injection sous-cutan?e doit ?tre r?alis?e par un m?decin qui surveillera le malade pendant au moins vingt minutes pour traiter une ?ventuelle r?action anaphylactique. Si pour les allergies permanentes, le traitement annuel est recommand?, pour les allergies saisonni?res, l'hiver est la p?riode id?ale pour d?marrer une d?sensibilisation. Celle-ci doit en effet ?tre effectu?e avant la fin de l'ann?e pour prot?ger le sujet la saison suivante. Non douloureuses, les injections sont effectu?es au niveau du bras, toutes les semaines en phase ascendante, puis en moyenne tous les mois en phase de stabilisation.
La voie sublinguale
Cette m?thode, souvent confondue ? tort avec l'hom?opathie, consiste ? d?poser (chaque matin durant plusieurs semaines, puis un matin sur deux ou sur trois) quelques gouttes d'un extrait allerg?nique sous la langue ou sur un morceau de sucre que l'on met ensuite sous la langue. Cette m?thode ?vite les d?placements chez le m?decin, mais exige en retour un sens de la discipline pour ne pas sauter de prise. D'autre part, les extraits allerg?niques ne se conservent qu'au r?frig?rateur, ce qui pose parfois quelques probl?mes aux personnes partant souvent en voyage.
Les b?n?fices th?rapeutiques
L'immunoth?rapie marche dans environ 80 % des cas : elle est tr?s efficace sur l'allergie aux venins, un peu moins sur l'allergie aux moisissures. Le d?lai d'am?lioration des sympt?mes varie selon l'?tat immunitaire des sujets : de quelques semaines ? 6 mois apr?s le d?but de l'immunoth?rapie. A noter que certains sujets voient toutefois leur symp
l'arr?t du traitement. Pour obtenir un r?sultat, une observance rigoureuse du traitement et un suivi m?dical r?gulier s'imposent.
Contrairement ? certaines id?es re?ues, se faire d?sensibiliser ? un allerg?ne n'entra?ne pas la survenue d'une autre allergie. Des ?tudes r?centes ont m?me montr? que la d?sensibilisation entra?ne non seulement une diminution des sympt?mes, mais ?galement une diminution du risque de polysensibilisation (sensibilisation ? plusieurs allerg?nes), ce qui n'exclut pas toujours le fait de devenir sensible ? un autre allerg?ne apr?s une immunoth?rapie sp?cifique. D'autres travaux ont ?galement mis en lumi?re que la d?sensibilisation des sujets allergiques au pollen, pr?sentant une hyperr?activit? bronchique, diminue le risque de d?velopper un asthme.
Les allergologues se pr?occupent maintenant de l?impact des sympt?mes des rhinites allergiques sur la qualit? de vie.
? Les allergies crois?es
Environ 30% des personnes allergiques aux pollens le deviennent ?galement ? certains fruits.Ce ph?nom?ne est du ? des parties identiques ou ressemblantes entre les structures des allerg?nes et celles d'autres substances. Ainsi, l'organisme de l'allergique, en pr?sence d'un corps ressemblant ? l'allerg?ne, va g?n?rer une r?action identique. Ce sont les allergies crois?es. Par exemple, 50 ? 70 % des personnes souffrant de rhino-conjonctivite ou d'asthme allergiques aux pollens de bouleau, d'aulne ou de noisetier, sont sensibilis?es ? la pomme, la p?che et/ou ? la noisette. Si la plupart de ces allergies crois?es concernent plut?t un pollen et un aliment, il existe aussi d'autres formes qu'il est important de conna?tre.
Les manifestations de ces allergies crois?es peuvent ?tre locales : d?mangeaisons dans la bouche, g?ne au niveau du pharynx, urticaire et, dans certains cas, g?n?rales : urticaire g?ant, voire apparition d'un oed?me de Quincke. Le traitement visera toujours l'allerg?ne initial : dans un certain nombre de cas, une d?sensibilisation au pollen am?liore la situation dans son ensemble.
Remerciements au Dr Patrick Rufin, allergologue et pneumologue ? l'H?pital Necker-Enfantsmalades
? Adresses utiles
Association Fran?aise pour la Pr?vention des allergies (AFPRAL),
BP 12, 91240 Saint-Michel s/Orge. 01 48 18 05 84 site internet : www.prevention-allergies.asso.fr
R?seau National de Surveillance A?robiologique (RNSA)
(?tudie en permanence le contenu de l?air pouvant avoir une incidence allergique pour la population)
site internet : www.rnsa.asso.fr â–
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Cancer: "un Rapport Partiel, Voire Partial"
Posted by admin , 31 mars 2009 - 11:05
Cancer: "Un rapport partiel, voire partial"
Propos recueillis par Marianne ENAULT
leJDD.fr
Un rapport publi? par l'Acad?mie de M?decine r?v?le que les principales causes du cancer r?sident dans notre mode de vie bien plus que dans la pollution. Faux, r?pond le professeur Dominique Belpomme de l'Association pour la recherche th?rapeutique et anti-canc?reuse. Il est ? l'origine de "L'Appel de Paris" sur les dangers de la pollution.
Selon le professeur Belpomme, au moins la moiti? des cancers a pour origine la pollution. (Maxppp)
Sur le m?me sujet
Le rapport de l'Acad?mie des sciences
Dans un rapport publi? jeudi, l'Acad?mie de M?decine et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) estiment que les cancers ont essentiellement pour origine des comportements individuels ? risque, tels que le tabagisme et l'alcoolisme. Qu'en pensez-vous?
C'est un rapport copieux, fait par des scientifiques comp?tents. Mais il n'apporte rien de nouveau. Il redit que le tabagisme et l'alcoolisme sont des facteurs importants ? l'origine du cancer. Selon ce rapport, 0,5% des cancers ont pour origine la pollution chimique de l'environnement. Ce n'est pas possible. Nous reviendrions ainsi ? un taux inf?rieur ? celui avanc? en 1981 par des chercheurs anglo-saxons qui soutenaient que la pollution ?tait directement responsable de 1% de mort par cancers. Cela voudrait dire que la pollution a r?gress? depuis ces 25 derni?res ann?es. C'est impossible. Ce rapport ne fait d'ailleurs pas l'unanimit? parmi les scientifiques et m?decins que j'ai rencontr?s.
Selon vous, quelle est la proportion des cancers li?s ? la pollution en France?
Dans ce rapport, on nous dit que dans 45% des cas, les causes de cancer sont identifiables. Qu'en est-il des 50% restant? Implicitement, les scientifiques qui ont r?alis? ce rapport reconnaissent donc qu'il existe d'autres causes du cancer, lesquelles : l? est toute la question?
De nombreuses ?tudes, notamment britanniques et am?ricaines, prouvent le lien de causalit? entre cancer et pollution. Ces ?tudes se basent sur des analyses toxicologiques et biomol?culaires. L'hypoth?se que nous avons avanc?e est qu'au moins 50% des cancers, si ce n'est les deux-tiers, sont li?s aux modifications chimique, physique et biologique, de notre environnement, en particulier aux fameuses substances CMR (canc?rog?nes, mutag?nes et reprotoxiques), qui sont internationalement reconnue comme pouvant ?tre ? l'origine de cancers.
Selon ce rapport, 0,5% des cancers sont donc li?s ? la pollution. Vous avancez les chiffres de 50% voire des deux-tiers. Comment arrivez-vous ? des conclusions aussi diam?tralement oppos?es?
C'est une question de m?thode. Je d?plore le fait que ce rapport se base uniquement sur des analyses ?pid?miologiques. Il ne s'agit donc pas d'un rapport sur les causes des cancers comme indiqu?, mais sur les facteurs de risque, autrement dit les facteurs favorisant l'?mergence des cancers. On prend une s?rie de malades, on analyse et on compare ? des t?moins. Ce rapport aurait du faire ?tat des ?tudes toxicologiques et biomol?culaires internationalement reconnues pour interpr?ter les r?sultats ?pid?miologiques obtenues. Cela n'a malheureusement pas ?t? le cas, ce rapport est donc partiel, voire m?me partial.
En outre, il ne correspond pas au ressenti de la population. Un malade qui ne fume pas et ne boit pas ne comprendra pas qu'on lui explique que sa maladie est sans cause. Cela va ?galement ? l'encontre des donn?es de sant? publique de notre pays : les chiffres du tabagisme et de l'alcoolisme sont en baisse, or, on constate une augmentation du nombre de cancers.
Dans ce rapport, on relativise la hausse du nombre de cancers, en pr?cisant qu'il faut la rapporter ? l'augmentation et au vieillissement de la population fran?aise, ainsi qu'aux meilleures m?thodes de d?pistage. Qu'en pensez-vous?
Depuis 20 ans, il y a 30% de cancers en plus. Cette augmentation est exprim?e en taux standardis?e qui gomme l'effet de l'?ge et celui de l'augmentation de la population. De plus, le d?pistage n'est certainement pas en cause puisqu'il est apparu apr?s le d?but de cette augmentation. En revanche, la mortalit? a peu diminu?. En d?pit des progr?s, elle stagne chez les femmes et elle a tr?s peu diminu? chez les hommes.
Craignez-vous qu'avec un tel rapport, les priorit?s soient mal d?finies?
Si on se concentre uniquement sur la lutte contre le tabagisme et l'alcoolisme, on n'arrivera jamais ? ?radiquer compl?tement la maladie. Il faut donc que le Plan national cancer soit r?orient? en faveur de la pr?vention environnementale, en tenant compte de l'ensemble des donn?es actuelles liant causalement cancer et environnement. Ce rapport tombe mal, au moment des n?gociations du Grenelle et on peut se demander s'il n'est pas un fait expr?s. Avec de telles conclusions, les industriels et les pouvoirs publics vont penser qu'il est anodin de continuer ? polluer. C'est extr?mement grave. C'est un v?ritable retour en arri?re en mati?re de pr?vention. Le cancer tue au moins 150 000 personnes chaque ann?e en France. Il est donc urgent d'apporter des r?ponses en vertu du principe de pr?caution. C'est ce qu'a fait le corps m?dical en ?tablissant une plate-forme commune de 7 propositions dont le renforcement du Plan national sant? environnement (PNSE), un moratoire concernant l'incin?ration, une r?duction d'utilisation des pesticides et surtout un red?ploiement du Plan national cancer.
Le Professeur Belpomme est chercheur ? l'Association pour la recherche th?rapeutique anti-canc?reuse (Artac). Il a publi? Gu?rir du cancer ou s'en prot?ger, chez Fayard, en 2005.
Amessi Fil Rss
Posted by admin , 27 décembre 2008 - 02:21
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Premier vaccin contre le cancer du cerveau
Le lundi 09 juil 2007
Londres
Le laboratoire am?ricain Northwest Biotherapeutics a annonc? lundi avoir ?t? autoris? ? commercialiser en Suisse le premier vaccin contre le cancer du cerveau.
L'institut suisse pour la sant? publique a donn? son feu vert au groupe pour que le DCVax-Brain, fabriqu? aux ?tats-Unis, soit mis ? disposition des patients dans certains centres de sant? en Suisse, selon le communiqu?. Le laboratoire compte le faire ? partir du troisi?me trimestre 2007.
? Nous sommes ravis d'?tre la premi?re soci?t? ? mettre (...) - VACCINS VACCINATIONS / vaccins, cerveau, vaccinations, cancer du cerveau
LOIC LE RIBAULT - EN SOUVENIR ET EN HOMMAGE A LOIC
Le Vin Est-il Bon Pour Le Coeur ?
Posted by admin , 14 novembre 2008 - 01:01
LaNutrition.fr, le 04/01/2008
Alors que le dernier rapport de l'Institut National du Cancer d?conseille les boissons alcoolis?es en raison de leurs effets pro-cancer, une nouvelle ?tude montre que les polyph?nols du vin pourraient constituer une pr?vention efficace contre les maladies cardiovasculaires.
On conna?t le r?le antioxydant des polyph?nols. Une nouvelle ?tude montre qu'ils pourraient r?duire la teneur sanguine des compos?s issus de la d?gradation des lipides. En quoi est-ce une bonne nouvelle ? Ces compos?s, appel?s malondiald?hydes ou MDA, sont connus pour augmenter les risques de maladies cardio-vasculaires. L'?tude a ?t? men?e sur 10 personnes r?parties en trois groupes de diff?rents r?gimes. Le premier a ing?r? du poulet et de l'eau, le deuxi?me et le troisi?me, du poulet avec un suppl?ment de concentr? de vin apr?s et avant cuisson, suivi d'un verre de vin. Les chercheurs ont voulu savoir si les polyph?nols agissent sur le taux de MDA dans le sang apr?s la digestion. R?sultat : dans le premier groupe, les MDA ont augment? alors que dans les deux autres, le taux plasmatique de MDA est rest? faible. Dans le dernier groupe o? le concentr? a ?t? ajout? avant de cuire le poulet, les chercheurs ont montr? que ? la hausse de MDA dans le sang a ?t? totalement pr?venue ?. ? Ces r?sultats sugg?rent que les polyph?nols du vin rouge ont un nouveau r?le : l'inhibition de l'absorption des lipotoxines MDA ?, concluent les scientifiques.
M?me si l'?tude n'a concern? qu'un ?chantillon restreint de personnes, ? c'est la premi?re fois que les polyph?nols sont pressentis pour pr?venir significativement des effets n?fastes de compos?s issus du m?tabolisme des graisses ?, d?clare Joseph Kanner, chef du Department of Food Sciences du Volcani Center en Isra?l et auteur principal de l'?tude. Ces r?sultats pourraient aider prochainement les chercheurs dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires. Mais d'autres ?tudes sont n?cessaire pour confirmer le r?le protecteur du vin contre l'infarctus. C?line Soleille S. Gorelik, M. Ligumsky, R. Kohen, J. Kanner 2008, "A novel function of red wine polyphenols in humans: prevention of absorption of cytotoxic lipid peroxidation products", The FASEB Journal. Volume 22, Pages 41-46; doi: 10.1096/fj.07-9041com
Rire, C'est Bon Pour La Sant? !
Posted by admin , 13 novembre 2008 - 05:52
?Le rire est le chemin le plus court entre deux personnes?, disait Charlie Chaplin. Selon plusieurs chercheurs, le rire serait une forme ancestrale de communication. Les b?b?s, par exemple, communiquent par le rire avant m?me de prononcer leur premier mot. Ce qui d?clenche le rire diff?re peut-?tre d'un individu ? l'autre, mais les bienfaits qu'il procure sont, eux, universels. En voici un aper?u.
Antidote au stress
Le rire est l'un des rem?des les plus faciles, ?conomiques et efficaces contre le stress. Il am?ne l'hypothalamus (situ? ? la base du cerveau) ? s?cr?ter des endorphines, aussi appel?es ?hormones du bonheur?. Les endorphines apaisent le corps et apportent un bien-?tre en r?duisant les exc?s d'adr?naline et de cortisol (hormone en jeu dans le stress). Le rire permet aussi de rel?cher les muscles tendus et de lib?rer l'esprit de ses pr?occupations.
Renforce le syst?me immunitaire
Le rire diminue le taux de cortisol, hormone qui inhibe l'activit? du syst?me immunitaire dans le corps. Il contribue ainsi ? accro?tre la production d'anticorps capables de prot?ger l'organisme contre les virus et les bact?ries.
Bon pour le c?ur
Des exp?riences ont d?montr? qu'une s?ance de 10 minutes de rire a pour effet de r?duire la pression art?rielle. De plus, le rire am?liore la circulation sanguine et l'oxyg?nation du muscle cardiaque, ce qui diminue le risque de formation d'un caillot sanguin.
Propri?t?s anti-douleur
Le rire favorise la s?cr?tion d'endorphines dans le corps, hormones qui contribuent ? att?nuer la douleur.
Effets sur la digestion
Rire stimule la digestion. Le ?massage des organes internes? provoqu? par le rire stimulerait la s?cr?tion des sucs pancr?atiques, ce qui aurait pour effet de r?gulariser la digestion et de freiner l'acidit? de l'estomac.
Favorise le sommeil
?couter une com?die ou se raconter des blagues avant d'aller au lit est une bonne id?e, car le rire pr?pare au sommeil en rel?chant les tensions internes. Apr?s avoir ri, nos muscles sont dans un ?tat de relaxation qui facilite le dodo.
Clubs de rire et rigoloth?rapie
Des clubs de rire ont ouvert leurs portes partout dans le monde, entre autres, au Qu?bec. L'id?e est simple: des groupes de personnes se r?unissent autour d'un animateur pour rire ensemble, selon les principes et les techniques du ?rire sans raison?, ?tablis par le docteur indien Madan Kataria. Les divers exercices pratiqu?s lors des s?ances d?clenchent irr?sistiblement les rires, qui sont ? leur tour contagieux.
Des exemples ?
Lors de l'?chauffement, on met de la musique et tous les participants doivent rire ? l'arr?t de celle-ci. Ensuite, on fait le duel du rire, o? l'on s'affronte en riant. Il y a aussi le rire des animaux (impossible de ne pas rigoler en faisant le rire du singe ou du poulet!).
Conf?renci?re et auteure de plusieurs livres sur le sujet, Paule Desgagn?s sugg?re de pratiquer le rire des voyelles (Ha Ha Ha, Ho Ho Ho, Hi Hi Hi, He He He, Hu Hu Hu) devant son miroir. ?On finit toujours par rire pour vrai?, confirme-t-elle. Dipl?me de philosophie en poche, Paule Desgagn?s a ouvert un centre antistress il y a quelques ann?es. C'est l? qu'elle s'est aper?ue que les gens ne riaient plus. Plusieurs recherches plus tard, elle fonde le Club du rire Rigoloth?rapie. ?La rigoloth?rapie, c'est l'art d'utiliser l'humour et le rire dans le quotidien, pour d?dramatiser. Rire, c'est un travail s?rieux!?, lance-t-elle? en riant.
Saviez-vous que?
Une s?ance de rire de 20 minutes apporte autant de vitalit? et de bien-?tre qu'une s?ance d'a?robie ou de jogging? De plus, une minute de rire ?quivaudrait ? 45 minutes de relaxation!
Par Katia Mayrand
Nos remerciements ? madame Paule Desgagn?s, conf?renci?re et auteure de Souriez au suivant, Rire amoureusement et La rigoloth?rapie.
Liens:
Club de rire international du Qu?bec
Coll?ge Lionel-Groulx. Le cerveau fait son comique
13 commentaires
L'homme Immortel : ?ternit? Et M?decine R?g?n?ratrice
Posted by admin , 23 septembre 2008 - 11:25
Axel Kahn, G?n?ticien mol?culaire
En r?alit?, le vieillissement et la dur?e de vie des organismes constituent une question biologique plus ardue qu'il n'y para?t.
L'extraordinaire variabilit? de la long?vit? des ?tres vivants, des quelques heures de l'?ph?m?re aux tortues centenaires des Gal?pagos, et m?me aux conif?res g?ants mill?naires (les s?quoias), prouve que l'efficacit? des m?canismes oeuvrant contre l'irr?parable outrage du temps est fort variable.
Pour quelle raison la s?lection naturelle n'a-t-elle point pr?serv? que les seuls organismes dot?s d'une tr?s grande long?vit?, tous ceux qui n'ont pas ? subir les effets du vieillissement ? En fait, d'un point de vue ?volutif, la raison semble simple : les modifications g?n?tiques aboutissant au vieillissement et puis la mort n'ont a priori aucune cons?quence n?faste sur la p?rennit? des esp?ces, d?s lors que les individus se sont reproduits efficacement auparavant. Souvenons-nous que la s?lection naturelle ne joue que sur le succ?s reproductif des ?tres.
La question n'est donc pas, au regard de l'?volution : pourquoi le vieillissement et la mort ? mais : pourquoi pas ? puisque ce sont l? des processus qui n'entravent en rien le succ?s des ?tres dans la lutte pour la vie. De ce fait, les innovations biologiques al?atoires capables d'augmenter le succ?s de la reproduction aux d?pens de la long?vit? ont toutes les raisons d'avoir ?t? retenues. Quant aux mutations induisant des ph?nom?nes tardifs de s?nescence, post?rieurs ? l'?tablissement de la descendance, elles sont neutres et non nuisibles ? l'esp?ce. Nul besoin, par cons?quent, de les ?liminer.
Les travaux destin?s ? comprendre les m?canismes g?n?tiques du vieillissement peuvent ?tre class?s en trois cat?gories :
- l'?tude des maladies g?n?tiques associ?es ? un vieillissement acc?l?r? ;
- la compr?hension des m?canismes r?glant normalement l'aptitude des cellules de mammif?res ? se diviser ;
- la biologie compar?e.
D'importants succ?s ont ?t? remport?s par ces trois approches.
- Gr?ce ? la premi?re, les g?nes dont la mutation entra?ne de redoutables maladies humaines conduisant ? une s?nescence acc?l?r?e ont pu ?tre identifi?s. Tel est le cas du syndrome de Werner, maladie frappant les sujets d?s l'?ge de vingt ans, et chez laquelle les signes du vieillissement s'accompagnent d'une grande susceptibilit? au cancer. Le g?ne en cause code une enzyme, une h?licase, qui intervient dans la division et la r?paration de l'ADN.
La seconde affection, baptis?e progeria, appara?t encore beaucoup plus s?v?re puisque des enfants ?g?s de dix ans ? peine ressemblent ? de tr?s grands vieillards. Ici, des ?quipes fran?aises et am?ricaines ont d?montr? l'implication d'un g?ne codant une prot?ine de la paroi des noyaux cellulaires. Si nous pouvons concevoir l'origine de l'anomalie de l'h?licase dans le syndrome de Werner, entra?nant des sympt?mes de vieillissement acc?l?r?, le mode d'action de l'anomalie de la prot?ine impliqu?e dans la progeria, la lamine A, demeure totalement inconnu.
L'?nigme est m?me encore compliqu?e par le fait que d'autres mutations de ce m?me g?ne ont, chez des petits malades, des cons?quences bien diff?rentes : selon les cas, une d?g?n?rescence musculaire, une affection cardiaque, une myopathie, ou encore une malformation faciale. En tout ?tat de cause, la d?couverte de ces g?nes dont la mutation est responsable de syndromes humains de s?nescence pr?coce est un remarquable succ?s. Elle ne d?bouche encore, h?las, ni sur de claires perspectives th?rapeutiques de ces maladies, ni sur des strat?gies plausibles d'action sur le vieillissement humain.
- La seconde strat?gie est fond?e sur l'observation que, lorsqu'elles sont plac?es en culture, des cellules humaines n'ont que deux possibilit?s : soit elles finissent par devenir s?nescentes et cessent de se diviser ; soit elles se transforment en cellules canc?reuses, et demeurent alors immortelles !
Les chercheurs formul?rent par cons?quent l'hypoth?se que les m?mes fonctions agissaient, en sens oppos?, sur la formation des cancers et sur le m?canisme de la s?nescence. Cette hypoth?se fut d?montr?e par de tr?s nombreuses exp?riences. L'une d'entre elles porte sur le g?ne codant la prot?ine P53. P53 est un g?ne ? suppresseur de cancer ? tr?s fr?quemment inactiv? dans les tumeurs humaines. Il freine en quelque sorte la multiplication cellulaire dont l'emballement conduit ? la prolif?ration d?r?gl?e caract?risant les tumeurs canc?reuses. Or, des exp?riences men?es in vivo chez la souris ont d?montr? que, dans certaines conditions, l'augmentation de l'activit? du g?ne P53 conduisait, en effet, ? des sympt?mes de vieillissement pr?coce.
La t?lom?rase est une autre vedette des ?tudes biologiques du vieillissement : il s'agit de l'enzyme charg?e de r?parer en permanence l'extr?mit? des chromosomes. En effet, pour des raisons qui d?pendent du m?canisme de recopiage des deux brins de l'ADN lors des divisions cellulaires, ces extr?mit?s chromosomiques baptis?es t?lom?res, sont ? grignot?es ? ? chaque division. Par cons?quent, en absence de l'enzyme t?lom?rase qui les rallonge, les t?lom?res se raccourcissent de plus en plus rabot?s au cours du vieillissement des cellules. L'activation permanente de cette enzyme dans des cellules en culture leur permet d'?tre ?ternelles. Enfin, des souris totalement d?pourvues de t?lom?rase finissent, au bout de plusieurs g?n?rations, par pr?senter certains sympt?mes qui ?voquent un vieillissement acc?l?r?.
La transformation de ces tr?s belles ?tudes mol?culaires en r?elles possibilit?s d'agir sur le vieillissement para?t cependant bien incertaine. En effet, l'observation qu'une activit? d?r?gl?e du g?ne P53 et qu'une inactivation de la t?lom?rase provoquent, chez l'animal, certains signes de vieillissement, n'impliquent pas qu'il s'agisse des m?canismes physiologiques de ce ph?nom?ne. En r?alit?, il est fort douteux que la t?lom?rase soit impliqu?e dans le vieillissement in vivo d'un animal ou d'un homme. De plus, une strat?gie consistant ? accro?tre la long?vit? en diminuant l'activit? de P53, tout en augmentant celle de la t?lom?rase dans les cellules, souffre d'une limite ?vidente : contrecarrer la s?nescence cellulaire, c'est ?galement courir le risque de favoriser la transformation canc?reuse. En effet, l'activit? de la t?lom?rase est augment?e, et celle de P53 s'av?re inhib?e dans une tr?s grande diversit? de cancers humains !
- La troisi?me strat?gie repose sur la biologie comparative de la s?nescence. Est-elle plus prometteuse ? Il est trop t?t pour le dire. Cela dit, de r?cents progr?s se sont r?v?l?s spectaculaires en ce domaine. Nous pouvons les r?sumer ? travers les travaux de nombreuses ?quipes sur le ver Caenorhabditis elegans, organisme mod?le ? l'origine de nombreuses d?couvertes d'int?r?t m?dical. Plusieurs mutations des g?nes de cet animal entra?nent une importante augmentation de la long?vit?. Celle-ci peut m?me doubler, passant de moins d'une vingtaine ? pr?s de quarante jours. Or, beaucoup de ces mutations concernent des g?nes qui correspondent, chez les mammif?res, ? une fonction parfaitement bien caract?ris?e, celle de la r?gulation du m?tabolisme des sucres et des graisses par l'insuline. Chez le ver, la mutation du g?ne codant un r?cepteur s'apparentant ? celui de l'insuline accro?t sa survie. Un r?sultat semblable peut ?tre obtenu en interrompant ? d'autres niveaux le signal adress? ? la cellule par ce m?me r?cepteur. Des observations similaires ont ?t? r?alis?es ? partir d'un mod?le diff?rent, la drosophile.
De telles donn?es sont ? rapprocher d'autres r?sultats, d?j? anciens, obtenus chez divers types de mammif?res : diminuer l'alimentation est une mani?re efficace de prolonger la dur?e de vie de souris, de rats, et m?me de singes. Chez l'homme, une telle exp?rience ne peut ?tre r?alis?e, mais nous savons que l'ob?sit? est associ?e ? une diminution de l'esp?rance de vie. Or la r?duction de l'alimentation aboutit ? une inhibition de la secr?tion d'insuline, et donc ? un affaiblissement du signal induit par cette hormone lorsqu'elle se fixe ? son r?cepteur.
Enfin, pour compl?ter ce tableau d'une impressionnante coh?rence, l'?quipe fran?aise de Martin Holzenberger et d'Yves Lebouc, chercheurs ? l'Inserm ? Paris, a r?cemment d?montr? que l'inactivation chez la souris de l'un des g?nes codant un r?cepteur du type de celui de l'insuline (r?cepteur IGF1 pour Insulin Like and Growth Factor1) augmentait significativement sa long?vit? et sa r?sistance au stress. Tous ces r?sultats ?tablissent un lien ?vident entre le contr?le g?n?tique de la nutrition et celui de certains des m?canismes du vieillissement. Ces travaux renforcent donc un constat d?j? ancien, selon lequel il est pr?f?rable de manger peu pour vivre ?g?. Des ?tudes ult?rieures nous diront s'il est possible d'agir sur cette cascade de g?nes et sur ces m?canismes de r?gulation afin de contrecarrer le vieillissement physiologique. En tous cas, plusieurs soci?t?s de biotechnologies le croient, qui se sont cr??es afin d'occuper ce cr?neau. L'une de leurs strat?gies, comme dans le cas de l'?tude des m?canismes r?g?n?rateurs et leur ?ventuelle transposition ? l'homme, consiste ? faire l'inventaire des g?nes contr?l?s par la nutrition, qui interviennent sp?cifiquement sur la long?vit?.
Un tel travail de titan fut entrepris chez Caernorhabditis elegans par la m?thode d?j? d?crite des puces ? ADN et des ARN interf?rents. Le principe de l'approche consiste dans un premier temps, avec les puces ADN, ? identifier tous les g?nes qui s'av?rent soit activ?s, soit inactiv?s par les mutations entra?nant l'accroissement de la long?vit? du ver. Puis, l'inactivation individuelle de ces g?nes ? l'aide d'ARN interf?rents permet de confirmer leur r?le dans la long?vit?. De remarquables r?sultats pr?liminaires semblent indiquer que la nutrition et le signal de type insuline agissent sur une diversit? de g?nes intervenant dans diverses fonctions, chacun d'entre eux jouant un r?le relativement faible sur la long?vit?. Au total, la mise en ?uvre concert?e de ces g?nes agissant ? diff?rents niveaux qui aboutit, ? l'impressionnante augmentation de la dur?e de vie des vers.
Plus r?cemment encore, des observations r?alis?es sur la levure de boulanger ont suscit? une intense excitation dans les milieux de la recherche sur les bases mol?culaires du vieillissement. Car la levure vieillit, elle aussi ! Sa long?vit? est augment?e en r?ponse ? l'action du g?ne Sir 2, dont l'homologue chez le ver exerce la m?me action. Il agit alors en ? mimant ? la r?duction du signal de type insuline. Mieux encore, il a ?t? d?montr? que Sir2 intervenait dans l'augmentation de la dur?e de vie qu'entra?ne, dans diff?rentes esp?ces, la restriction calorique. Or, il existe des ?quivalents de Sir 2 chez les mammif?res et l'homme : ils codent des enzymes baptis?es ? sirtuines ?. Il est ais? d'imaginer avec quelle fr?n?sie les chercheurs s'efforcent aujourd'hui d'identifier des inducteurs des sirtuines? Le resveratrol, constituant du vin rouge, pourrait avoir cette propri?t?, ce qui ne suffit pas encore ? faire de la boisson de Bacchus un ?lixir de jouvence !
L'une des mani?res de ne point mourir reste, bien entendu, de r?sister aux maladies qui risquent d'emporter l'organisme pr?matur?ment. Il semble, ? cet ?gard, que la r?sistance aux maladies et l'augmentation de la dur?e de vie proc?dent, du moins en partie, d'un m?me processus.
En effet, les mutations des g?nes de Caenorhabditis eleg qui augmentent la long?vit? du ver accroissent ?galement sa r?sistance aux infections bact?riennes. Nous avons vu que la souris, dont un g?ne codant le r?cepteur IGF1 avait ?t? inactiv?, se r?v?lait r?sistante au stress. De plus, il para?t raisonnable de lier l?intensit? du signal nutritionnel au d?veloppement de certaines maladies de la nutrition, telles que l?ob?sit? et l?ath?roscl?rose. Une action ? ce niveau permettrait d??voluer sur plusieurs tableaux. Il n?en reste pas moins que le succ?s de telles recherches, visant ? prolonger les limites biologiques de la vie humaine reste, demeure pour le moins incertain, m?me s?il a cess? d??tre totalement fantasmagorique. Quant ? savoir s?il serait souhaitable que notre monde se peupl?t d?une consid?rable proportion de centenaires, c?est encore une autre question !
Tous Unis Contre L'anorexie
Posted by admin , 20 mai 2008 - 02:36
Nouvelle avanc?e dans le combat contre l'anorexie. Avec la signature d'une charte d'engagement volontaire sur l'image du corps et une proposition de loi visant ? punir les encouragements ? la maigreur extr?me, la France prend position face ? l'une des plus terribles pathologies alimentaires. ? Inqui?tante, dramatique, mortelle ?? Le Professeur Marcel Rufo, p?dopsychiatre longtemps directeur de la maison de Solenn, ne manque pas de sombres qualificatifs pour caract?riser l'anorexie. Cette maladie mentale qui touche entre 30 000 et 40 000 personnes en France est aujourd'hui dans la ligne de mire du minist?re de la Sant? et de plusieurs secteurs professionnels. Mode, publicit?, communication, m?dias, sant?? Pour la premi?re fois en France, ces diff?rents acteurs se sont retrouv?s assis ensemble autour d'une table.
L'objectif ? Elaborer une ? charte d'engagement volontaire sur l'image du corps ?. Et surtout, faire un pas en avant dans la lutte contre l'anorexie. ? A cette maladie de l'image de soi, nous r?pondons par une charte sur l'image de soi ?, explique le p?dopsychiatre. Le groupe de travail qu'il a co-pr?sid? avec Jean-Pierre Poulain, sociologue, planche depuis d?but 2007 sur l'?laboration de cette charte finalement sign?e mercredi 9 avril.
Ses grands principes ? Favoriser l'acceptation de la diversit? corporelle tout en renfor?ant la pr?vention. Emp?cher les jeunes de tomber dans la spirale de l'anorexie, c'est commencer par remettre en question le diktat de la norme. En l'occurrence, celle de la minceur dans notre soci?t?. ? Les mannequins ont toujours fait r?ver ?, commente Marcel Rufo. ? Mais il faut avoir conscience que 60% des photos de mode sont retouch?es. Ce n'est pas la r?alit? ?. Et d'ajouter : ? Les adolescents peuvent m?conna?tre le message de la beaut?. Il faut les prot?ger de mauvaises interpr?tations pour leur permettre de se r?aliser dans la conqu?te de leur image, d'arriver ? se plaire pour plaire. ?
? R?introduire de l'humain ? La mode, les m?dias, la publicit? et leurs femmes filiformes, tous responsables de l'anorexie ? ? Je ne dis pas que la mode cr?e l'anorexie ?, insiste Marcel Rufo. ? Il faut d'abord ?tre vuln?rable pour devenir malade ?.
Mais c'est bien dans le monde du glamour que la pol?mique est n?e. Des mannequins de plus en plus maigres ont commenc? ? d?filer sur les podiums. Jusqu'? ce qu'en novembre 2006, une mannequin br?silienne d?c?de ? cause de son anorexie. Elle ne se nourrissait que de pommes et de tomates. Et pesait 40 kilos pour 1 m?tre 71. L'Espagne met alors le feu aux poudres en emp?chant les mannequins jug?es trop maigres de d?filer.
Puis, la Communaut? de Madrid signe un ? Pacte social des troubles du comportement alimentaire ?. Depuis, les r?gimes minceur ont disparu des m?dias destin?s aux enfants, les devantures des magasins ne pr?sentent plus de v?tements de taille inf?rieure au 38, et les publicit?s doivent d?sormais offrir au regard des femmes proches de la r?alit?. L'Espagne fait ici figure de pr?curseur, les capitales de la mode comme Paris et New-York ne semblant pas pr?tes ? adopter de telles dispositions.
? Pourtant, ce m?tier est anxiog?ne. Les mannequins s'affament. Elles sont pouss?es ? la maigreur ?, proteste G?raldine Maillet, ancien mannequin devenue ?crivain. ? Il faut boycotter les corps cadav?riques?. ? Et changer l'?il port? sur ce corps tr?s mince, proche de l'avatar ?, rench?rit Nelly Rodi, fondatrice de l'agence de stylisme Nelly Rodi. ? Cette charte que nous venons de signer, c'est le d?but d'une prise de conscience collective. Tout le monde a une responsabilit?, du premier dessin esquiss? au pantalon taille 44 introuvable en magasin. Il faut utiliser des images plus proches de la r?alit?, r?introduire de l'humain, des poitrines et des fesses. De la volupt? finalement. Et vulgariser des campagnes comme celles de Dove o? les formes sont mises en valeur ?.
? Une proposition de mort sur Internet ? Seulement face ? ces bonnes intentions collectives, un obstacle majeur demeure. ? Les anorexiques adh?rent ? l'id?e de la maladie ?, d?clare Marcel Rufo. Et y sont encourag?es par les sites pro-anorexiques ou ? pro-ana ?. Photographies retouch?es pr?sentant des mannequins toujours plus maigres, s?rie de commandements (? Tu ne peux jamais ?tre trop mince??) , liste des ? b?n?fices ? de l'anorexie? C'est une v?ritable apologie de l'anorexie comme mode de vie. ? Il s'agit d'une proposition de mort sur Internet, il faut les interdire ?, s'insurge le p?dopsychiatre. Marcel Rufo soutient donc la proposition de loi d?fendue par Val?rie Boyer, d?put?e UMP des Bouches?du-Rh?ne. In?dite, celle-ci vise ? cr?er un nouveau d?lit dans le Code P?nal : ? l'incitation ? l'anorexie ou ? la maigreur extr?me" . Le texte sera pr?sent? la semaine prochaine devant l'Assembl?e Nationale. D?sormais, le fait d'encourager une personne ? maigrir de fa?on excessive sera passible de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende, pouvant aller jusqu'? 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros si la personne en d?c?de.
? Cette proposition de loi concerne n'importe quel moyen de communication : photo, film, site... qui v?hicule l'image d'un corps chim?rique, d?sincarn? ?, indique Val?rie Boyer. ? Les sites pro-ana mettent tout particuli?rement en p?ril la sant? et la vie de nos enfants. Moi-m?me maman de trois adolescents dont deux jeunes filles, j'ai pu voir les ravages de certaines id?es re?ues ou impos?es sur les plus vuln?rables. ? Reste que cette mesure r?pressive et surtout dissuasive devra faire ses preuves dans son application concr?te.
? En tous les cas, mais ce n'est pas cela qui entra?nera une gu?rison ?, conclut Marcel Rufo. ? Mais cette proposition a le m?rite de lier l'anorexie ? la mort, au suicide?, estime G?raldine Maillet. En effet, avec un taux de mortalit? de 5% ? 10 ans et de 20% ? long terme, selon des chiffres du minist?re de la Sant?, l'anorexie reste l'un des troubles psychiatriques les plus mortels.
Margaux Rambert
avril 2008
http://www.psycholog.....-DD-GL4JY-GJF
La Gravit? : Une Illusion ?
Posted by admin , 11 mai 2008 - 06:23
Le titre de la revue Pour la science du mois de janvier est un peu trop racoleur, mais c?est bien ? une nouvelle r?volution copernicienne que nous pourrions assister, avec cette si ?trange "th?orie holographique de la gravitation"!
48 Il ne peut y avoir de doute sur le fait que la gravitation n?est en aucun cas une "illusion". Elle est aussi r?elle que l?alternance du jour et de la nuit. Ce qui peut ?tre remis en cause, c?est uniquement notre "repr?sentation" na?ve du monde (de m?me que ce n?est pas le soleil qui tourne autour de la Terre, malgr? ce qu?on voit tous les jours, mais la Terre qui tourne autour du soleil et sur elle-m?me)!L?hypoth?se d?un monde quantique r?duit ? 2 dimensions spatiales (comme la surface d?une feuille) n?est pas vraiment nouvelle, propos?e par le prix Nobel Gerard ?t Hooft depuis 1974, sous le nom de "principe holographique":
?De m?me qu?un hologramme peut reproduire une image tridimensionnelle ? partir d?un film bidimensionnel sp?cial, tous les ?v?nements physiques que nous rencontrons pourraient n??tre correctement encod?s que par des ?quations d?finies dans un monde de plus basse dimension?, L?univers ?l?gant, Brian Greene, Laffont, 2000, p446
.Ce qui est nouveau, c?est que cette th?orie holographique semble s?imposer d?sormais pour analyser le r?sultat d?une exp?rience r?cente de physique des particules. Qu?est-ce ? dire? Qu?elle simplifie les calculs et la repr?sentation, tout comme l?h?liocentrisme de Copernic ?tait plus simple que l?astronomie ptol?m?enne, mais, surtout, en prime, on obtient une nouvelle th?orie quantique de la gravitation, tout comme la gravitation newtonienne d?coulait logiquement de la "r?volution des plan?tes" autour du soleil! ?
La description holographique est davantage qu?une simple curiosit? intellectuelle ou philosophique. Un calcul tr?s difficile dans un monde pourrait se r?v?ler assez ?l?mentaire dans l?autre, ce qui permettrait de transformer des probl?mes de physique insolubles en probl?mes ais?s ? r?soudre. De plus, la th?orie holographique offre une nouvelle perspective pour l??laboration d?une th?orie de la gravitation qui respecte les principes de la physique quantique. Or, une th?orie quantique de la gravit? constitue une pierre angulaire de tout effort visant ? unifier les forces de la nature. Elle est requise pour comprendre ? la fois ce qui se passe dans un trou noir et ce qui s?est pass? durant les premi?res nanosecondes apr?s le Big Bang [...] Plus pr?cis?ment, ces th?ories pr?disent que le nombre de dimensions r?elles serait une question de perspective: les physiciens pourraient choisir de d?crire la r?alit? comme ?tant soumise ? un certain nombre de lois (dont celle de la gravit?) en trois dimensions ou, de fa?on ?quivalente, comme ob?issant ? un jeu de lois diff?rentes dans un espace bidimensionnel (sans gravit? cette fois)?.
C?est un peu la m?me chose qu?une repr?sentation centr?e sur la Terre ou centr?e sur le soleil. On sait qu?on peut croire que c?est notre train qui bouge quand un autre train d?marre. De m?me ne serions-nous en aucune fa?on capables de d?terminer quelle th?orie est "vraiment" la bonne, pr?cise l?auteur de l?article. Effectivement, les calculs de Ptol?m?e ?taient ? peu pr?s aussi fiables que ceux de Copernic, sauf qu?il est beaucoup plus simple et conforme aux forces physiques en jeu de consid?rer que la Terre tourne autour du soleil!
H?las, il faut bien dire que la th?orie holographique d?courage l?imagination, tout aussi impossible ? se repr?senter que la relativit?! Elle signifierait que l?univers peut se comparer ? une sph?re o? toutes les interactions se font ? la surface (interne), en 2 dimensions courb?es (courbure n?gative), et que ce sont ces interactions qui d?terminent tout ce qui se passe ? l?int?rieur de la sph?re, en 3 dimensions (dit "espace-temps anti-de Sitter"!). C?est donc bien une sorte d?hologramme qui se dessine sur la face interne de la boule et se projette (ou se mat?rialise) en 3 dimensions dans l?espace interne. La d?couverte la plus extraordinaire ici, c?est que la gravitation serait un effet de ce m?canisme de projection.
?En termes simples, l?id?e est la suivante: la th?orie quantique de la gravitation ? l?int?rieur d?un espace-temps anti-de Sitter est enti?rement ?quivalente ? une th?orie quantique ordinaire de particules ?voluant sur le bord de cet espace-temps [...] Les lois en surface mettent en jeu des particules ayant des charges de couleur et interagissant de fa?on tr?s semblable aux quarks et gluons de la physique des particules habituelles [...] (Les quarks sont les constituants des protons et des neutrons; les gluons, de la m?me famille que les photons, v?hiculent l?interaction nucl?aire forte qui maintient les quarks li?s) [...] Les lois physiques s?vissant ? l?int?rieur ont la forme d?une th?orie des cordes incluant la force de gravitation?.
La th?orie holographique ne se contente pas, en effet, de donner une formulation alternative des interactions de particules, elle d?gage de nouvelles propri?t?s ?tonnantes, de nouvelles sym?tries de la nature:
?Dans un tel espace, une particule ?ject?e du centre y retourne comme si elle ?tait tir?e vers le centre. Un flash de lumi?re va jusqu?au bord de l?espace et en revient dans le m?me temps [...] Tout objet lanc? vous reviendrait comme un boomerang. De fa?on surprenante, le temps mis par un objet pour revenir serait ind?pendant de la force d?ploy?e pour le lancer. La seule diff?rence serait que si vous le lanciez plus fortement, il irait plus loin avant de vous revenir plus vite?.
Tout ceci est tr?s amusant, mais d?o? vient la troisi?me dimension, si les particules se d?placent sur une surface plane ? deux dimensions? Voyons comment on explique l??mergence d?une dimension suppl?mentaire:
?Deux cordes d??paisseur diff?rente interagissent peu: tout se passe comme si elles ?taient s?par?es spatialement l?une de l?autre. On peut interpr?ter l??paisseur de la corde comme une nouvelle coordonn?e spatiale, qui cro?t ? mesure qu?on s??loigne du bord. Ainsi, une corde mince, appartenant au bord de l?espace-temps, est l?analogue d?une corde proche du bord, tandis qu?une corde ?paisse est une corde ?loign?e de la fronti?re. La coordonn?e suppl?mentaire est pr?cis?ment la coordonn?e n?cessaire pour d?crire les mouvements ? l?int?rieur de l?espace-temps! [...] Dans cette description, la gravit? en quatre dimensions ?merge de l?interaction des particules dans un monde tridimensionnel d?pourvu de gravit??.
La th?orie des trous noirs perd alors beaucoup de ses myst?res, et il devient possible d?expliquer, par exemple, la temp?rature des trous noirs (et leur ?vaporation) par l?agitation de leurs particules agglutin?es ? la surface de l?espace. Dans ce cas, un trou noir correspond simplement ? une configuration particuli?re de particules sur la fronti?re. Le nombre de particules est alors tr?s ?lev?, et elles s?agitent fortement.
Impossible d?aller plus loin ici, il n?est pas question de pr?tendre y comprendre quelque chose au-del? d?une certaine po?sie, ni que ce soit une th?orie achev?e. Voil?, du moins, de quoi s?agiter fortement les neurones, et de quoi ?branler nos certitudes les plus ancr?es. Il vaut mieux savoir que nous allons vivre une nouvelle r?volution de nos repr?sentations de l?espace et de la gravitation, aussi difficile ? int?grer que l?avait ?t? la r?volution copernicienne ou la relativit?, mais d?cid?ment, il n?y a rien de plus exotique que la physique th?orique, et il n?y a, paradoxalement, rien de mieux que la science pour s??vader hors du monde et s?affranchir ainsi d?une trop pesante gravit?!
Article r?dig? par Jean Zin
http://www.agoravox....id_article=5747
La Pollution Du Vin
Posted by admin , 30 décembre 2007 - 01:14
"Cet article avait ?t? ?crit ? la demande du trimestriel ?l'Ecologiste? pour compl?ter les propos d'un sp?cialiste des vins issus de l'agriculture biologique, Jean-Marie Carit?, dans le n? 3 de l'automne 2001. Celui-ci n'?voquait le soufre dans le vin que pour souligner son usage parcimonieux par les adeptes de la biodynamie. C'?tait une consid?ration un peu trop vague qui appelait quelques pr?cisions.
Programm? pour septembre 2002, cet article n'est jamais paru. Qu'est-ce qui a d?cid? de son retrait ? Serait-ce que son contenu centr? sur le redoutable exc?s de soufre dans nombre de potions aurait finalement ?t? estim? trop d?rangeant parce que les vins de ?la bio? n'y sont pas ?pargn?s et, particuli?rement, les normes Nature et Progr?s qui sont remarquables pour leur laxisme concernant la teneur en SO2 ?
Ainsi va l'information dans les milieux ?alternatifs?.
On ne peut parler du vin, et encore moins de ses vertus pour la sant?, sans parler de la pollution qui l'affecte encore trop souvent :
l'exc?s de soufre. Ces informations sont de nature ? temp?rer l'enthousiasme de l'amateur, mais, en d?finitive, elles devraient permettre ? quelques-uns d'?viter de ces d?sillusions qui peuvent ?loigner du vin m?me ses amoureux.
Le dioxyde de soufre (SO2) est employ? en vinification sous forme de diff?rents d?riv?s. Mais oui, c'est bien lui : l'anhydride sulfureux, l'un des polluants atmosph?riques les plus agressifs. Imaginez : une pluie acide rien que pour votre gosier ! Trois propri?t?s lui valent la c?l?brit?. Antioxydant, il permet de stopper l'action d?gradante de l'oxyg?ne quand la pulpe du raisin ou le vin en ?volution y sont expos?s. Antiseptique, il permet de contr?ler les bact?ries nuisibles pour laisser se d?velopper les levures. C'est encore lui qui est le plus efficace pour stopper la fermentation des levures et pr?venir sa reprise en flacons (autrefois, comme en Gr?ce encore aujourd'hui, on recourait ? la r?sine). Enfin, il blanchit ; c'est une qualit? recherch?e par les industriels de l'agro-alimentaire pour quantit? de produits : depuis les filets de poisson s?ch? qui, c'est bien s?r, ne se vendraient pas s'ils ?taient pr?sent?s jaun?tres (au naturel, en somme) jusqu'? ces redoutables fruits secs toujours orang?s ou blonds en d?pit de l'oxydation qu'ils ont subie (ils sont donc normalement bruns). Des vignerons plus qu'ind?licats peuvent aussi y recourir pour leurs vins blancs qui resteraient encore un peu trop ros?s ? leur go?t.
Tant de qualit?s en un seul produit ont, depuis longtemps, fait oublier ? beaucoup le danger pour la sant?. Le risque est donc tr?s grand puisque les sulfites sont maintenant abondamment r?pandus dans l'alimentation industrielle pour conserver plus longtemps et ?claircir ce qui est normalement jaune ou fonc? (E 220, pour l'anhydride sulfureux, ? E 227). Tous les sulfites s'additionnant, il n'est, donc, m?me plus n?cessaire de boire deux ou trois verres de mauvais vin pour ?tre malade. Un plat pr?par?, une poign?e de fruits secs aux couleurs attrayantes et un verre de jus de fruits pasteuris? peuvent suffire.
Le soufre est utilis? en vinification depuis tr?s longtemps. Et il est d'autant plus utilis? que, de la vigne au vin en bouteilles, la culture, la r?colte, l'hygi?ne sont moins soign?es. Si l'on fait pisser la vigne (taille longue pour obtenir plus de quantit?, donc un jus plus pauvre), si une cueillette trop brutale blesse les raisins, si le tri est mal fait, si les cuves, les tonneaux, le chai, ne sont pas impeccablement propres, si les bonnes temp?ratures ne sont pas maintenues, le soufre permettra de tout effacer - au d?triment du vin et du d?gustateur (1). Et, parce que les vins blancs sont plus fragiles, ceux-ci seront plus charg?s que les rouges ; d'o? la mise en cause tr?s fr?quente des vins blancs dans de nombreux malaises. Seuls des soins attentifs ? tous les stades permettent de r?duire l'usage des diff?rentes formes du soufre (r?unies en SO2), voire de s'en passer. C'est le meilleur gage de qualit?.
LES MAUX DU SOUFRE
Dans le vin trait?, le soufre subsiste sous deux formes : le ?soufre combin?? et le ?soufre libre?. Le soufre combin? est associ? ? d'autres ?l?ments comme les levures et les sucres. Le soufre libre se pr?sente sous forme de gaz dissous qui peut encore se lib?rer. Il est encore chimiquement disponible pour s'associer. M?me dans le pire des cas, il est donc totalement inutile. La somme du soufre libre et du soufre combin? constitue le ?soufre total?.
Rappelons que l'anhydride sulfureux, ce sympathique additif alimentaire, se combine ? l'eau pour donner H2SO3, l'acide sulfurique. C'est pourquoi les vins trop charg?s, souvent des blancs, sont accus?s de donner des maux d'estomac, voire des probl?mes intestinaux. Les m?faits du SO2 ne s'arr?tent pas l?. Il d?truit aussi la vitamine B1 (la thiamine) qui, jouant un r?le essentiel dans l'assimilation des glucides, est indispensable au fonctionnement du syst?me neuromusculaire. La carence en vitamine B1 peut, entre autres pathologies, provoquer des c?phal?es, des n?vralgies et des n?vrites. Voil? qui correspond justement aux malaises provoqu?s par l'ingestion de SO2 : ?L'ignoble soufre, que nous connaissons aujourd'hui sous la forme SO2, soit anhydride sulfureux, est associ? depuis fort longtemps au vin. Les Romains d?j?, dit-on, le subissaient. Ne remontons pas aussi loin, contentons-nous de remonter au XVII?me si?cle. Dans une lettre dat?e du 29 mai 1681, adress?e ? son fr?re, Pierre Bayle se plaignait de ce soufre, qui collabore ? empoisonner les honn?tes gens, dans les termes qui suivent : D'ailleurs les climats froids m'?tonnent extr?mement, non seulement parce qu'il faut ?tre toujours dans les po?les, que je ne saurais souffrir ? cause des maux de t?te o? je suis fort sujet, qu'? cause qu'on y boit, qu'on y fume, qu'on n'y a que des vins soufr?s, qu'on ne saurait livrer soci?t? qu'avec des buveurs de bi?re, de bran-de-vin, etc. toutes choses qui me feraient vivre dans une migraine continuelle, comme j'ai eu lieu de l'?prouver en passant par quelque chose d'approchant en ce pays-ci?, Constant Bourquin, ?Connaissance du vin?.
Pourtant, dans les ann?es 1970/80 et jusqu'? r?cemment, parler du soufre dans le vin et des malaises qu'il peut provoquer ?tonnait la plupart des auditoires. Beaucoup se moquaient, ne sachant pas faire la relation avec les sympt?mes qu'ils ressentaient parfois. Des vignerons ne savaient pas bien ce qu'ils faisaient. Des m?decins ne savaient rien. Tel ?sp?cialiste? pontifiant de l'hygi?ne de l'alimentation attribuait ? l'alcool les effets de l'intoxication par le soufre. Des toxicologues du centre antipoisons de Paris - h?pital Fernand Widal - ignoraient tout. Par t?l?phone, l'un d'eux m'affirma qu'il ne subsistait pas la moindre trace de soufre ? l'issue de la vinification et me conseilla de cesser de boire ! Les trait?s de toxicologie s?chaient, n'abordant que les cons?quences de l'inhalation de SO2 sous sa forme gazeuse. Sur sept ouvrages consult?s, je ne trouvais rien sur les effets d'une intoxication par ingestion. Mon dernier sondage semble indiquer que rien n'a encore ?volu? de ce c?t? (2). Il est vrai que j'ai, m?me, pu rencontrer des ?nologues fra?chement form?s ignorant tout des effets d'un exc?s de soufre sur l'organisme : les formations aux m?tiers du vin qu'ils avaient suivi n'en disaient rien. Si des ouvrages d'?nologie r?cents l'?voquent enfin - juste avant de consacrer des pages et des pages ? l'art d'utiliser le SO2 -, c'est surtout pour minimiser le probl?me sanitaire, voire l'?luder. A les en croire, il n'y aurait aucune toxicit? au-dessous de... 400mg par personne ! On commence ? comprendre pourquoi certains ?nologues pr?tendent qu'en vinification, on ajoute des doses de SO2 inoffensives pour l'organisme humain ou osent rapporter qu'ils ont fait absorber des vins contenant plus de 200mg/litre de soufre total (sic) ? des patients sensibles et n'ont observ? aucun r?sultat significatif. On aimerait pouvoir leur demander pourquoi il y a tant de malades pour des doses tr?s inf?rieures. L? encore, l'esquive est classique : les porte-parole du commerce affirment sans ciller que les atteintes ? la sant? sont tout ? fait exceptionnelles, que le ph?nom?ne ne serait connu que depuis peu et qu'il ne concernerait que des individus particuli?rement fragiles, des asthmatiques et des allergiques (tant pis pour eux). Sauf que, dans le monde r?el, c'est ? dire non boulevers? par les conditions de l'exp?rience ?scientifique?, m?me une bonne sant? n'emp?che pas de succomber aux sulfites.
D'autres ?nologues encore, dont les papilles n'ont sans doute jamais connu autre chose, pr?tendent que le SO2 joue un r?le positif sur le plan gustatif et qu'il rehausse en effet les qualit?s propres du vin. D'aucuns ont le front d'ajouter que le SO2 est bon pour les maux de gorge. Ben voyons ! parlons nous de boissons, de d?gustation et de plaisir ou de m?decines de cheval et de gargarismes ?
Tant d'?neries r?v?lent qu'il n'est pas question de remettre en cause une potion magique si rentable ! La n?gation de l'?vidence par le discours de l'industrie permet de polluer les consciences, de d?naturer la perception des r?alit?s, d'ensevelir le probl?me sous la d?sinformation et le doute, de retourner la culpabilit?, d'anesth?sier l'instinct de conservation, m?me chez les victimes, surtout chez les victimes - ce sont elles qui payent dans tous les sens du mot. Le corps des ?nophiles a forc?ment tort puisqu'il se r?volte contre les manipulations ?scientifiques?. Seul le dogme m?caniste, qui nie tout ce qu'il ne peut mesurer et quantifier, donc appr?hender, dit la v?rit?.
Il n'est peut-?tre pas inutile de rappeler ici que l'?nologie se d?finie surtout par la chimie appliqu?e ? la fabrication et ? la conservation du vin. Sans doute est-il de bons ?nologues, des gens mesur?s qui pensent au d?gustateur plus qu'? l'argent qu'un accommodement avec la d?ontologie leur rapporterait. Mais ceux auxquels nous venons de pr?ter l'oreille doivent ignorer jusqu'au sens de ?d?ontologie?. Ils m?ritent enti?rement l'apostrophe que Constant Bourquin leur adressait : ?Trop d'?nologues ne sont que des apprentis sorciers - bard?s de fausse science, couverts par des chimistes qui ne sont rien de plus que des chimistes, et g?n?ralement ? l'?chelon le plus bas. Ces vinificateurs redoutables, gonfl?s par un psittacisme tout neuf, s?rs d'eux-m?mes comme la science qu'ils croient incarner, nous leur devons pour une bonne part ces vins traumatis?s sans raison - que par malheur ils nous destinent?.
En toute indiff?rence jusqu'aux ann?es 1990, sous la pression de la chimie, de nombreux producteurs continuaient d'intoxiquer leur client?le. Ainsi, au lendemain d'un accident climatique, un organisme professionnel, qui joue le r?le de conseiller technique dans un vignoble c?l?bre, conseillait un traitement lourd au SO2, ?(...) la terreur migraineuse des consommateurs. Une v?ritable piq?re de morphine avant l'extr?me-onction. Les m?mes conseillers recommandaient, il est vrai, de multiplier les soutirages ? l'air pour compenser l'exc?s de soufre. Mais la m?dication demeure massive, violente, elle se traduit par des produits rechign?s, agressifs, d'une astringence d?sagr?able en fin de bouche, comme si le vin concentrait les mauvais tanins? commentait Fran?ois Werner dans Lib?ration du 20 novembre 1987.
Max L?glise, qui nous a quitt?s il y a peu, n'est pas de ces ?nologues ?pingl?s par Constant Bourquin : il est la r?f?rence en mati?re de vinification biologique. Il souligne que l'abus de soufre constitue ? (...) une atteinte grave ? la sant??. Dans ?Possibilit?s et moyens de restrictions de SO2 en ?nologie?, un article paru dans la Revue des ?nologues n?60 de juin 1991, il pr?cise : ? (...) l'acide sulfureux libre, ? c?t? de sa toxicit? intrins?que (souvent discut?e et peut-?tre discutable) est un redoutable corrosif pour les muqueuses buccales, gastriques, pulmonaires et les centres nerveux, et une source de n?vralgies aigu?s pour les consommateurs sensibles?. Constant Bourquin t?moignait aussi il y a trente ans : ?Une forte dose doit ?tre consid?r?e comme l?tale. Les tr?s faibles doses sont support?es, plus ou moins bien. Les doses moyennes provoquent ? tout le moins des c?phal?es. Pour ce qui est des effets connexes et plus encore des effets lointains, nous ne sommes pas tr?s exactement renseign?s?.
Pour avoir ?t? trop souvent intoxiqu?, j'ajoute qu'avec une dose relativement faible on peut tr?s vite ?tre victime de somnolence et avoir la t?te lourde, et l'alcool n'y est pour rien. Si l'on a d?pass? sa limite, les maux de t?te sont souvent violents. Il peut aussi s'agir de migraines, de douleurs frontales d'une tempe ? l'autre, de sensations de serrement au niveau de la nuque, de d?veloppement d'une douleur lancinante surgie ? la base du cr?ne et s'?tendant unilat?ralement jusqu'? l'orbite, comme si une lance vous traversait la t?te (syndrome d'Arnold), etc. A chacun suivant sa fantaisie. La barre, le cordon, la casquette, l'?tau, le casque lourd, le coup de matraque... Autant d'images s'effor?ant de traduire le mal d'apr?s soufre. Tout cela s'accompagne g?n?ralement d'un ?tat naus?eux et d'un grand ?puisement qui rendent indisponible au moins jusqu'au lendemain, sans compter le temps de recouvrer ses forces apr?s la crise d'o? l'on ?merge ? l'?tat de loque.
Depuis une dizaine d'ann?es, il y a eu une am?lioration sensible. Des m?decins savent. Des cavistes peuvent conseiller utilement et, surtout, des vignerons font des produits buvables et, par ailleurs, excellents. Mais, sur l'ensemble, le risque demeure ; sans doute parce qu'il est encore sous-estim? et dissimul? par des int?r?ts puissants qui interdisent que la teneur en sulfites soit indiqu?e sur chaque produit. Point besoin de boire comme une ?ponge pour d?passer la dose, d'autant qu'on ne peut pas s?lectionner tout ce qu'on boit, ce qu'on mange et ce qu'on respire. Trois bi?res ? la pression en une apr?s-midi, trois bi?res l?g?res comme on en boit au bord des canaux d'Amsterdam ; deux petits verres bus avec circonspection en deux repas, et quoi d'autre ? La nourriture industrielle du restaurant d'entreprise ? La salade pr?par?e du supermarch? ? Le repas chez les amis ? Vous risquez de ne jamais le savoir, mais vous voil? parti pour seize ou vingt heures douloureuses et ?puisantes, plus peut-?tre. Chaque ann?e, entre an?antissement et longue r?cup?ration, ce sont des jours entiers perdus pour soi, pour les autres, pour la vie. De toute ?vidence, m?me sur un terrain initialement fort, la r?p?tition de ce genre d'intoxication sensibilise, fragilise, mine l'?tat g?n?ral, laisse des traces ? long terme, peut d?clencher ou aggraver une spirale de d?gradations de la sant? dont il sera tr?s difficile de se relever.
La connaissance des maux dus aux vins frelat?s relativise beaucoup les doctes d?clarations sur les vertus sanitaires du vin, sans autre pr?cision relative ? la qualit?. Un vin malhonn?te, c'est ? dire un vin trafiqu? et soufr?, est l'un des breuvages les plus malsains qui soient. Un crit?re simple pour juger de la qualit? d'un vin : qu'il d?salt?re. ? (?) lorsqu'un vin ne me d?qalt?re pas, il ne saurait ?tre bon ?, Constant Bourquin, ibidem.
ALORS, CES VINS BIO ?
J'ai cru trouver la solution avec les boissons issues de l'agriculture biologique. C'?tait une d?duction trop simpliste. J'appris simultan?ment qu'il se trouvait des viticulteurs non ?bio? faisant des vins sans soufre, ou juste un soup?on, et qu'il ne fallait pas boire les yeux ferm?s tous les liquides issus des cultures lib?r?es de la chimie. Bient?t, un cidre et deux vins ?bio? m'apprirent la m?fiance. Je dois ? trois verres du premier un des plus graves et des plus longs malaises dus au soufre jamais ?prouv?s. Eberlu?, je demandais communication des cahiers des charges r?glant les teneurs maximales en soufre des vins et autres boissons aupr?s des organismes biologiques de contr?le. Etonnement : ceux qui me r?pondirent indiquaient des tol?rances certes tr?s inf?rieures ? la r?glementation officielle, mais toujours capables d'?tendre son homme pour le compte.
Telles ?taient les doses admises en octobre 1997. (voir ci-dessous)
On remarque le laxisme de la norme AB (Agriculture biologique) europ?enne qui, de toute ?vidence, est r?gl?e par des consid?rations encore tr?s ?loign?es de la qualit? des boissons et de la sant? des amateurs.
A la m?me ?poque, en bio-dynamie, les doses tol?r?es ?taient simplement align?es sur les normes AB. La situation n'a gu?re ?volu? puisque les organismes de contr?le en bio-dynamie ne t?moignent pas d'une sensibilit? particuli?re ? l'?gard du SO2 et ?taient simplement en attente d'un nouveau cahier des charges AB.
Partie de la grande famille de l'agriculture biologique, la biodynamie recourt ? des ? pr?parations ? qui, r?pandues sur les composts et les cultures, stimulent la vitalit? des populations bact?riennes, donc la fertilit? des sols et la croissance des plantes.
Dans son cahier des charges de 2002, Nature et Progr?s commence par d?conseiller l'apport de soufre avant d'encadrer plus strictement son usage que pr?c?demment. Cependant, les doses de SO2 total restent, curieusement, inchang?es. Seule la tol?rance vis ? vis du SO2 libre a ?t? limit?e :
vins rouges. 10 mg/litre ? la consommation
vins blancs ou ros?s 15 mg/litre
'' la limite maximale est fix?e ? 20 mg/litre" (l'avis d'un oenologue est requis pour justifier le d?passement).
L'analyse des teneurs en soufre libre et en soufre total est obligatoire dans un d?lai inf?rieur ? 2 mois.
Il y a un progr?s, mais qui n'int?ressera que m?diocrement l'amateur qui go?te peu le soufre. En effet, pourquoi diminuer le soufre libre sans faire de m?me avec le soufre total ? Le maintien des m?mes dosages de soufre total implique que la tol?rance est plus grande qu'avant pour le soufre combin?. Cette permanence de la n?gligence vis ? vis de la teneur en soufre combin? ne viendrait-elle pas du fait que certains, tel Max L?glise, ne soup?onnent que le soufre libre de pr?senter un danger? Mais les m?decins d?sormais inform?s d?signent fort logiquement la somme du soufre libre et du soufre combin?, c'est-?-dire le soufre total, comme responsable des maux. La confusion toujours commune sur le sujet semble surtout trahir une ignorance encore tr?s grande sur les effets du soufre ing?r?. Cette opinion est renforc?e par l'impr?cision des formules relatives au sulfitage qui ?maillent les livres sur le vin : ?doses raisonnables?, ?doses en dessous du minimum jug? acceptable par les oenologues? (et les consommateurs?), ??viter les doses excessives?, ?usage aussi limit? que possible, voire exceptionnel dans certaines r?gions?, etc.
Au total, m?me pour les ?bio?, nous avons toujours le droit d'?tre malades.
Un seul coup d'?il ? ces cahiers des charges suffit ? comprendre pourquoi on ne peut pas parler de vins ?bio? mais de ?vins issus de l'agriculture biologique?. Sans m?me ?voquer les doses tol?r?es par la Communaut? Europ?enne au pouvoir des industriels, les normes des organismes de l'agriculture biologique sont stup?fiantes. A quoi peuvent bien servir de telles doses en vinification de produits cens?s ?tre sains, concentr?s et bien trait?s ? Tant de soins attentifs ? tous les stades, de la culture ? la conservation, ne devraient-ils pas conduire ? une diminution drastique du soufre combin? et du soufre total ?
D'apr?s les professionnels du bon vin, ces doses sont plus qu'excessives. Max L?glise ne s'embarrasse pas de circonlocutions, il tranche : ? L'emploi intensif de SO2 est l'un des grands abus de l'?nologie chimique, et il est incompatible avec l'option biologique (...) Les doses propos?es actuellement par la plupart des cahiers des charges en viticulture biologique sont exorbitantes sur le plan de l'hygi?ne et de la sant?, et tout ? fait inutiles sur le plan technique?. Rappelons que la FAO et l'Organisation Mondiale de la Sant? ont ensemble fix? ? 0,7mg/kg de poids corporel la dose de soufre maximale admissible ; l'OMS recommandant par ailleurs de ne pas d?passer 25mg/jour/adulte. Nous voil? loin du plancher des 400mg indiqu? par certains ?nologues.
Heureusement, d'apr?s mon exp?rience, beaucoup de viticulteurs sont plus raisonnables que les cahiers des charges. Mais, m?fiance... Il ne suffit pas d'interroger les vignerons pour savoir.
Pour en avoir le c?ur net, j'ai fait analyser trois vins : un authentique bouillon d'onze heures, un liquide suspect et un vin sans soucis. Le premier, un blanc, sentait le gaz sulfureux ? plein nez et br?lait la gorge de fa?on caract?ristique. Juste bon pour l'?vier ! Certes, il n'?tait pas ?bio?, mais c'?tait loin d'?tre un bas de gamme et son producteur m'avait jur? utiliser le strict minimum de soufre. Il r?v?la 125,44 mg/litre de soufre total. Un poison. Le rouge agressif qui chauffait un peu l'?sophage et m'avait incommod?, contenait 65,28mg/l. Un rouge issu de vignes biologiques, d?salt?rant et bon compagnon de plusieurs ann?es, avoua tout de m?me 35,2mg/l, toujours en soufre total. Donc, 1 litre de ce vin que je croyais insoup?onnable contenait 10mg de plus que la dose journali?re maximale pour un adulte recommand?e par l'OMS. Et moi qui, aux yeux de quelques amis, passait pour un ?sujet sensible?. Bel exemple de renversement de la logique du fait de la propagande des chimistes : c'est l'amateur qui passait pour anormal, pas l'acide sulfurique dans la boisson (3) ! Trente cinq milligrammes... cela ne laisse gu?re de place aux E 220 ? 227 qu'on risque fort de rencontrer dans les autres aliments et ? l'apport inhal? d? ? la pollution atmosph?rique qu'il ne faudrait pas oublier. Trente cinq milligrammes... c'est encore trop pour les jours de fatigue et de faible r?sistance.
Gr?ce ? cette analyse (36 euros par vin en 97), j'?tais d?sormais inform? sur mes capacit?s de r?sistance mais j'ignorais toujours tout de la dose maximale qu'un honn?te vin peut contenir et aucun des sp?cialistes interrog?s ne daignait me r?pondre.
Constant Bourquin aborde le sujet : ?De parfaits vinificateurs que j'ai consult?s estiment que le SO2 total, au moment de la mise en bouteille, devrait ne pas d?passer 120 milligrammes et ne pas atteindre 35 milligrammes en SO2 libre. Au del? de ces doses, mod?r?es, r?p?tons-le, le vin sent le soufre et il peut provoquer des malaises (?)?. Diable ! Rassurez-vous, ces donn?es datent de 1970. En quoi fallait-il ?tre fait pour survivre ? pareille potion ? En note, il indique quand m?me que ?des professionnels tr?s s?rieux? n'admettent pas plus de 50mg en total et 20mg en libre. C'est dire si la situation ?tait grave ? l'?poque.
Max L?glise est plus clair : ?Dans l'option biologique, la norme ? adopter est l'absence totale de SO2 libre dans le vin au moment de la consommation (...)?. Nous voil? loin des doses tol?r?es par les organismes de contr?le ?bio?. Pour ce r?sultat, il pr?conise le sulfitage dynamique qui, ? la diff?rence du sulfitage statique, visant ? surdoser pour maintenir du SO2 libre dans le vin, proc?de par apports mesur?s et analyses pour s'assurer de la disparition du SO2 libre.
BIO OU PAS, CHOISISSEZ LA SANTE
Pour comble, c'est du c?t? de la viticulture non biologique que j'ai capt? la seule information de ma recherche sur la dose maximale ? ne pas d?passer ? la mise en bouteilles. C'est un partisan du minimum de soufre, voire de son absence, qui indique que, vraiment si la cuve l'exige, il ajoute 15mg/litre ? ce moment crucial, pas plus. Ainsi, des vignerons en recherche de qualit? et soucieux de la pr?servation de la sant?, de la nature et des consommateurs, tendant sans doute vers ?la bio? mais ne s'en r?clamant pas, font des vins lib?r?s du soufre ou n'en contenant que tr?s peu. Grand avantage : les ar?mes se r?v?lent comme jamais. L'amateur est ?galement lib?r?, pouvant tout ? loisir se concentrer sur les qualit?s organoleptiques. Il est, d'ailleurs, d'autant plus libre d'appr?cier que l'alcool - le bon, pas celui qui r?sulte de la chaptalisation - est plus facilement assimilable par un organisme en forme.
Donc, gare aux a priori. Il ne faut pas accorder sa confiance ? qui brandit un label biologique et la refuser ? d'autres sans y regarder de plus pr?s. On doit interroger les producteurs sans rel?che et ne rien laisser passer. Le mieux est d'avoir un bon caviste, c'est-?-dire un caviste sensibilis? au probl?me. Et puis, comme en tous domaines, il faut s'informer, s'informer encore, questionner, v?rifier et, quand on la trouve, faire circuler l'information pour la confronter.
Deux mesures tr?s attendues pour am?liorer la qualit? des vins et pr?server la sant? des consommateurs :
Le respect du conseil de Max L?glise : pas de soufre libre ? la consommation.
L'indication de la teneur en soufre total sur les ?tiquettes des vins et des autres aliments. C'est une information indispensable pour apprendre ? conna?tre sa sensibilit? et ? se pr?munir.
On attendra avec une attention particuli?re l'?volution des organismes de l'agriculture biologique. N'est-ce pas un minimum que l'on est en droit d'attendre d'eux ?
A VOTRE SANTE !
Ah, un mot encore : ne ratez pas MONDOVINO, le film documentaire de Jonathan Nossiter sur les mondes du vin. Plus fort que beaucoup de d?monstrations, long en bouche, il met ? nu la technocratie mercantile telle qu'en elle m?me, coup?e de ses racines, superficielle et suffisante, face ? l'humanit? des artisans ench?ss?s dans l'histoire des peuples et des ?cosyst?mes. Le rachat de vignobles entiers par des sp?culateurs qui les d?tournent pour produire des breuvages standardis?s suivant le go?t susceptible de plaire au plus grand nombre de consommateurs d?form?s par les sodas illustre aussi la longue histoire la spoliation des communaux. Une fois de plus, on assiste ? la m?tamorphose d'une cr?ation de l'?cosyst?me, de l'histoire et de la culture des hommes, donc d'un bien construit en commun, en produit r?cup?r? et d?tourn? par la finance et l'industrie chimique.
Sur la civilisation des communaux :
?Renversement et r?tablissement de la culture conviviale : Le sens de l'?conomie, La convivialit? vol?e, Restaurer le politique?, Silence septembre, octobre, novembre 1999, n? 248/249/250. Une nouvelle parution est pr?par?e par les ?ditions Pli Zetwal, Copp?r?, 42 830 Saint Priest la Prugne, Email : plizetwal@free.fr.
Alain-Claude Galti? Burgevin - 2002/2004
(1) A propos de la cueillette et du tri, on ne peut passer sous silence les m?faits de ?la machine ? vendanger qui recueille les bons raisins comme les grises mottes priv?es de s?ve ou des feuilles (?) L'?conomie de fatigue pour la main-d'?uvre devient une ?conomie de saveurs pour le consommateur : l'impossibilit? du tri, l'?clatement des raisins suscitent une oxydation ? laquelle les ?nologues parent en utilisant des doses massives de SO2. Le soufre bloque toute fermentation en bouteille. Le vin ne risque plus de p?tiller, le go?t se calme d'autant, sauf la migraine. ? Jean-Fran?ois Werner dans Lib?ration du 15 novembre 1989. Les vins destin?s au grand commerce (et, plus encore, ? l'exportation), vins dont les flacons seront in?vitablement remu?s, secou?s, expos?s ? des variations de temp?rature, ? la chaleur, ? la lumi?re, maintenus debout avec le bouchon sec... sont ?galement davantage trait?s que les vins r?serv?s ? la vente directe ou aux cavistes.
(2) M?me sur Internet, la collecte est maigre. On trouve surtout des ?normit?s manifestement ?crites par des serviteurs de l'industrie chimique, m?me quand ils se r?clament de l'universit?.
(3) Depuis, presque tous les moqueurs ont, ? leur tour, succomb? sous les assauts du toxique. Tel qui riait de moi est tomb? raide victime d'une migraine carabin?e apr?s la d?gustation retenue d'une petite merveille gratifi?e d'une m?daille d'or au concours agricole. Voulant en avoir le c?ur net, le lendemain soir, une fois le malaise dissip?, il a fini la bouteille et est reparti pour un tour de man?ge.
Sources utiles :
Constant Bourquin, ?Connaissance du vin. Le br?viaire de l'amateur?, Editions Marabout 1970.
Max L?glise, ?Les m?thodes biologiques appliqu?es ? la vinification et ? l'?nologie. Vinifications et fermentations?, Le Courrier du livre 1994. Mis en ligne par libertad, le Mardi 1 F?vrier 2005, 23:44 dans la rubrique "Ecologie".
Pascal-Antoine Christin - Olivier Junod
Projets Des Maitres Du Monde: Vers Un Contr?le Social Bionique
Posted by admin , 20 décembre 2007 - 02:26
PROJETS DES MAITRES DU MONDE: Vers un contr?le social bionique
A la fin du mois d'Ao?t 2001, des scientifiques am?ricains ont r?alis? avec succ?s trois exp?riences majeures pour un contr?le social du 21? si?cle, bas? sur les implants neuronaux et les biotechnologies. Un cerveau de lamproie (une sorte d'anguille) a ?t? greff? sur les circuits d'un robot. R?sultat: un robot autonome, enti?rement pilot? par le cerveau encore vivant de la lamproie. Un microprocesseur a ?t? greff? dans le cerveau d'une souris vivante pour commander les muscles ? la place de l'animal. Des neurones humains ont ?t? greff?s dans le cerveau du foetus d'un singe. Les neurones humains se sont parfaitement int?gr?s et se sont multipli?s dans le cerveau du singe, cr?ant ainsi un hybride singe-homme. Officiellement, les scientifiques disent avoir d?truit le foetus hybride avant sa naissance. image du film "Matrix". - Science sans conscience: - Des scientifiques ont pu r?aliser ces exp?riences sans ?prouver de scrupules ni sans s'interroger sur les implications ?thiques ou les ?ventuelles cons?quences sociales et politiques. Ces exp?riences sont comparables ? celles du Docteur Mengele dans les camps de concentration nazis pendant la seconde guerre mondiale, m?me si elles n'ont pas ?t? effectu?es sur des ?tres humains (ou plut?t, pas encore; en tous cas pas officiellement). Nous sommes
arriv?s ? un stade o? le projet et la finalit? de la Cr?ation ont ?t? totalement d?tourn?s. La
"grande
machine" est en train de s'approprier totalement le vivant. Pour elle,
tous les organismes vivants, v?g?taux, animaux, et humains sont des
"ressources" ? exploiter. Le stade ultime sera quand ces "ressources"
seront totalement int?gr?es, incorpor?es par le syst?me. La suite
logique est donc que les humains soient plac?s sous le contr?le direct
de la machine, raccord?e ? leur syst?me nerveux au moyen de greffes
bioniques et d'implants neuronaux. Un futur annonc? par de nombreux
films de science-fiction. Pour plus de d?tails sur les exp?riences
bioniques, voir la page sur Terre Sacr?e. La puce "Digital Angel"
Fabriqu?e par la soci?t? am?ricaine Applied Digital Solutions, la puce
"Digital Angel" permet l'identification et la localisation par
satellite des individus. Il s'agit d'une puce ?lectronique de la taille
d'un grain de riz et qui est implant?e sous la peau. Elle est aussi
capable de renvoyer des informations biologiques sur son porteur
(temp?rature du corps, rythme cardiaque, etc). Une autre version de la
puce appel?e "Veripay" a ?t? pr?sent?e en Novembre 2003 au salon ID
World ? Paris. Elle permet d'y inscrire des donn?es personnelles en vue
de servir de carte d'identit? ou de carte de cr?dit. D?j?, une
troisi?me version de la puce, Verichip, est implant?e sur le b?tail
pour en assurer la "tra?abilit?". Bient?t le b?tail humain lui aussi
sera parfaitement "tra?able", d?s qu'un nouveau "11 Septembre" fournira
le pr?texte pour rendre la puce obligatoire,
au nom de la
"s?curit?". De multiples moyens sont actuellement utilis?es pour
pr?parer l'opinion publique ? accepter la puce, et pour r?duire la
r?pulsion instinctive ? l'intrusion d'objets
mat?riels dans le
corps. D'o? les efforts des m?dias et de l'industrie culturelle pour
populariser les piercings, les implants en silicone, ou encore les
anneaux gastriques (comme solution ? l'ob?sit?). Pour rendre la puce
d?sirable et "tendance", une discoth?que de Barcelone dirig?e par un
am?ricain propose d?j? ? ses clients de se faire implanter pour 100
euros afin de pouvoir payer les consommations au bar sans argent (voir
l'article ? ce sujet dans les "Br?ves nouvelles des Maitres du Monde").
Mais la m?thode la plus largement utilis?e est de populariser la puce
gr?ce ? des pr?textes m?dicaux. Des hopitaux am?ricains encouragent
d?j? les patients ? se faire greffer une puce contenant leurs donn?es
m?dicales personnelles (groupe sanguin, traitements d?j? en cours,
etc), dans le but d'?viter les risques d'erreur dans l'identification
et traitement des malades. Les implants seront aussi propos?s pour une
surveillance m?dicale ? distance avec envoi automatique d'une alerte au
m?decin en cas de probl?me. Cette puce est la prochaine ?tape pour un
contr?le absolu des individus par les "Ma?tres du Monde". A terme, les
implants ?lectroniques permettront de contr?ler directement les esprits
en modifiant le fonctionnement du cerveau, et donc, l'humeur, les
?motions, les pens?es et le comportement.
- THEMES ASSOCIES - Les projets des Maitres du Monde -
Les
projets des Maitres du Monde pour un contr?le global des individus et
de la soci?t?: manipulations g?n?tiques, contr?le des esprits,
implants, tra?abilit?, nouvel ordre ?conomique. Une libert? sous
surveillance ?lectronique. Fichiers informatiques, t?l?phones
portables, internet, association de la carte de cr?dit et du code
barre, r?seau Echelon, cam?ras de surveillance, puces RFID, d?couvrez
tous les moyens par lesquels notre libert? est devenue tr?s surveill?e.
Implants: vers la lecture de la pens?e. Des implants neuronaux sont
d?j? capables de r?agir ? la pens?e pour commander des machines
directement avec le cerveau. Une premi?re ?tape vers la surveillance
?lectronique de nos pens?es et leur contr?le. Br?ves nouvelles des
Maitres du Monde. L'actualit? des Ma?tres du Monde et de leur projets,
avec les derni?res infos au sujet des implants. L'id?ologie des Ma?tres
du Monde. Les principes-cl? des Maitres du Monde, et le nouvel
esclavage qui en d?coule, tel que George Orwell l'avait annonc? dans
"1984". OGM, mensonges et complot. Derri?re la volont? d'imposer les
OGM, un v?ritable complot des multinationales pour s'approprier
l'ensemble du vivant et obtenir le contr?le int?gral des ressources
alimentaires.
Un Cerveau ? 100 %
Posted by admin , 04 décembre 2007 - 04:00
Auteur du livre Un cerveau ? 100 % Thierry Souccar ?ditions (1er d?cembre 2007)
Le Dr Eric Braverman est l?ancien chef de clinique du prestigieux Brain Bio Center de Princeton. Il a re?u le prix du meilleur m?decin d?cern? par la tr?s r?put?e Association am?ricaine des m?decins. Il anime les centres m?dicaux PATH de New York et Philadelphie.
En 1998, il a cr?? une fondation priv?e ? but non lucratif, pour les soins et la recherche, la fondation PATH (pour Place for Achieving Total Health). Les centres m?dicaux PATH utilisent aussi bien les m?thodes conventionnelles qu?alternatives. Cette nouvelle forme de th?rapeutique traite de mani?re conjointe le cerveau, le corps et l?esprit en associant la m?decine interne et la neuropsychologie. Ces vingt derni?res ann?es, le Dr Eric Braverman a soign? plus de 10 000 patients selon le protocole th?rapeutique qu?il explique dans son ouvrage. Chaque jour, les centres PATH soignent avec succ?s l?insomnie, l?anxi?t?, l??puisement, les infections, les maux de t?te, l?hypertension art?rielle, le trouble du d?ficit d?attention? Comment d?cririez-vous l?? edge effect ? et comment vous ?tes-vous impliqu? dans ce concept ?
Dr Eric Braverman : J?ai adapt? le concept du lien entre le cerveau, l?esprit et le corps ?tabli par le Dr Rodolfo Linas. Le Dr Rodolfo Linas est un chercheur de renomm?e mondiale, sp?cialiste de la fonction c?r?brale. Et c??tait mon mentor ? la facult? de m?decine de New York. Je me suis concentr? sur son concept d?? edge effect ? et j?ai pu d?terminer la carte du chemin ?lectrique de la connexion cerveau-esprit-corps prouvant que des d?s?quilibres biochimiques c?r?braux peuvent ?tre ? l?origine de maladies.
Quelle relation existe-t-il entre la sant?, l?esp?rance de vie et la biochimie du cerveau ?
Dr Eric Braverman : Un cerveau ?quilibr? ? dans lequel tous vos m?diateurs chimiques c?r?braux sont en ?quilibre et en harmonie ? est synonyme d??nergie, de bonne humeur, d?absence d?addiction, du maintien d?un poids id?al, d?un sommeil r?parateur et d?un apprentissage continuel. Tout cela d?pend de l?organisation du cerveau qui pr?dit la long?vit?. Plus votre cerveau sera ?quilibr?, plus chacun de vos autres organes sera en bonne sant?. Souvenez-vous, votre cerveau est l?organe oubli? et pourtant il est connect? ? tout le reste de votre organisme.
Comment diagnostiquez-vous les d?s?quilibres c?r?braux ?
Dr Eric Braverman : Prenez dans mon livre mon bilan d??valuation Il comprend toute une s?rie de questions pour aider ? d?terminer votre d?s?quilibre chimique c?r?bral, ainsi qu?un guide pr?cieux pour r?parer vos d?ficiences par des moyens naturels.
Pour identifier votre nature dominante et les ?ventuelles d?ficiences biochimiques, j?ai d?velopp? un simple test de 20 minutes que vous pouvez faire tranquillement chez vous. C?est le premier test non invasif qui identifie votre m?diateur biochimique c?r?bral dominant par l?examen des sympt?mes physiques aussi bien que par une ?valuation des dimensions psychologiques de votre temp?rament, de votre type et de votre personnalit?. Si vous r?pondez avec sinc?rit?, cette ?valuation pourra r?v?ler une d?ficience biochimique dans votre cerveau d?s son premier stade.
De quelle fa?on d?cririez-vous la nature dominante c?r?brale ?
Dr Eric Braverman : Votre nature c?r?brale ? dominante ? est principalement votre dominant biochimique. Votre nature regroupe tous les aspects physiques, mentaux et ?motionnels de votre sant?.
Dans cet ouvrage, le neurobiologiste Eric Braverman r?v?le l?impact ph?nom?nal que la nutrition optimale de votre cerveau peut avoir sur la qualit? de vie. Pour ce sp?cialiste du lien corps-cerveau-esprit, la baisse des facult?s physiques, intellectuelles, les troubles de l?humeur et la plupart des probl?mes de sant? apparaissant avec l??ge s?expliquent par un d?s?quilibre dans la chimie du cerveau. Notre personnalit?, nos ?motions mais aussi notre sant? en d?pendent.
Il faut tout mettre en ?uvre pour r?tablir l??quilibre des quatre principaux messages chimiques du cerveau :
? la dopamine, messager du d?sir et de l?action ;
? l?ac?tylcholine, qui nous rend cr?atif ;
? le GABA, calmant naturel ;
? la s?rotonine, hormone du bien-?tre.
Une personne est en bonne sant? lorsque ces quatre neurotransmetteurs sont produits selon un ordre et une quantit? pr?cis. La plus infime d?viation dans le cerveau a des r?percussions sur l?organisme et le plus infime d?s?quilibre ?lectrique peut, par amplification, aboutir ? de s?rieux probl?mes de sant?. Lorsque le cerveau devient incapable de traiter correctement les signaux ?lectriques, cela d?s?quilibre la production de neurom?diateurs, provoquant la carence en un ou plusieurs d?entre eux, avec des effets n?fastes sur la sant? mentale et physique.
La premi?re partie de l?ouvrage Un cerveau ? 100 % explique le fonctionnement du cerveau et l?importance d?optimiser la production des neurotransmetteurs.
Le test d??valuation du Dr Braverman permet de d?terminer quel neurotransmetteur domine votre fonctionnement c?r?bral et quel est celui qui vous fait d?faut. Vous saurez ainsi d?celer les anomalies susceptibles d??tre ? l?origine de modifications de votre m?moire, de votre capacit? de concentration, de votre forme physique et mentale.
Une deuxi?me partie pr?sente les quatre types de natures, li?s au r?le pr?dominant des neurotransmetteurs. Vous pourrez ensuite suivre un programme adapt? ? votre profil, conjuguant conseils di?t?tiques, r?gles de vie, suppl?ments nutritionnels, hormones bio-identiques, voire m?me des m?dicaments. Vous pourrez jouer sur l?? edge effect ? pour d?tendre, stimuler ou pr?server la chimie de votre cerveau.
La troisi?me partie aborde des troubles sp?cifiques et propose des traitements ou des solutions adapt?s.Ce programme novateur s?appuie sur l?exp?rience clinique de milliers de patients. Il peut vous aider sur le chemin de l??quilibre physique et ?motionnel, et vous guider vers une vie saine et ?panouie.
Comment d?terminer sa nature c?r?brale dominante ?
Dr Eric Braverman : Le meilleur moyen d??valuer une nature dominante est d?utiliser le questionnaire dans le livre Un cerveau ? 100 %. Il pose des questions sp?cifiques qui aident ? d?finir votre nature c?r?brale dominante.
Quel est son impact sur notre sant? et notre bien-?tre ?
Dr Eric Braverman : Comprendre les impacts de votre nature dominante sur votre sant? et votre bien-?tre, en d?terminant votre neurotransmetteur dominant, et d?cider si vous avez ou non une d?ficience ? ce niveau. Conna?tre votre nature vous permettra d??quilibrer une ?ventuelle d?ficience. En faisant cela, vous am?liorerez votre sant? sur tous les fronts.
Comment identifier des d?ficiences et quels sont leurs liens avec votre nature c?r?brale dominante ?
Dr Eric Braverman : Toute la fonction ?lectrique de l?organisme touche le cerveau et est trait?e ? travers quatre neurotransmetteurs biochimiques : la dopamine, l?ac?tylcholine, le GABA et la s?rotonine. Lorsque vous aurez termin? le test d??valuation du Dr Braverman, vous serez capable d?identifier en quel neurotransmetteur vous ?tes d?ficient et vous pourrez vous occuper de cette d?ficience et la r?parer.
Au bout du compte, le lien entre des d?ficiences et votre nature, c?est votre sant? et votre long?vit?. D?finir et r?parer votre d?ficience conduira ? une sant? optimale et, invariablement, ? la long?vit?.
Comment optimiser la production des neurotransmetteurs ?
Dr Eric Braverman : Une bonne alimentation, comme suivre le ? r?gime arc-en-ciel ?. Ajouter d??normes quantit?s d??pices, d?herbes, de tisanes, de l?gumes et de prot?ines maigres, en particulier du poisson, ? tous les repas. Prendre des suppl?ments nutritionnels qui stimulent naturellement la production de vos neurotransmetteurs. Prendre beaucoup de repos ! La plupart des gens ne dorment pas assez et ne dorment pas bien. Cela a une incidence au niveau cellulaire et des effets profond?ment n?gatifs sur la long?vit?. Bouger, faire r?guli?rement de l?exercice am?liorera ?galement vos chances d??tre en meilleure sant? et de vivre plus longtemps.
Bri?vement, quels suppl?ments nutritionnels pour quels neurotransmetteurs ?
Dr Eric Braverman : Le chrome, la rhodiola et la thiamine aident ? fabriquer de la dopamine. Le mangan?se, l?acide alpha-lipo?que et l?huperzine-A s?occupent de l?ac?tylcholine. L?inositol, les vitamines du groupe B et les acides amin?s branch?s sont reli?s au GABA. La vitamine B6, le millepertuis et les huiles de poisson sont utilis?s pour les th?rapies ? base de s?rotonine.
L?? edge effect ? peut-il nous aider ? allonger notre esp?rance de vie ?
Dr Eric Braverman : Une fois que votre cerveau sera en harmonie, le reste de votre organisme suivra. Une fois que vos neurotransmetteurs ? la dopamine, l?ac?tylcholine, le GABA et la s?rotonine ? seront ?quilibr?s, le bien-?tre suivra.
J?ai d?couvert que des patients qui viennent me voir ignorent souvent qu?ils ont d?autres probl?mes que celui pour lequel ils me consultent. Par exemple, un patient peut se plaindre d?un mal de t?te mais je peux pr?voir que cette personne a d?autres probl?mes, qu?elle en ait ou non connaissance. Ce patient pourrait souffrir d?une d?pression de faible intensit? ou de migraines. Cela se r?v?le souvent vrai parce que certaines maladies sont reli?es ? la nature. ?valuer ces probl?mes et les traiter conduit souvent ? une am?lioration de la long?vit?.
(1http://www.nutranews.org/article.php3?id_rubrique=24&id_article=891
La Taxifoline : Un R?le Important Pour La Sant? Des Capillaires
Posted by admin , 04 décembre 2007 - 03:15
(1er d?cembre 2007)
Pr?s de 600 ?tudes, r?alis?es en Russie pour la plupart, ont ?t? publi?es sur les effets de la taxifoline, un puissant flavono?de extrait du m?l?ze de Sib?rie. Elles ont montr? que la taxifoline prot?ge les membranes cellulaires, am?liore l'activit? des capillaires et la microcirculation sanguine dans tout l'organisme et normalise le m?tabolisme au niveau cellulaire. Elle exerce ?galement des activit?s anti-inflammatoire et h?patoprotectrice, un effet anti?d?mateux, elle diminue les niveaux du cholest?rol et r?duit la formation de caillots et la viscosit? sanguine. Elle agit en synergie avec la vitamine C dont elle renforce les effets.

Les flavono?des sont des compos?s ph?noliques pr?sents dans de nombreux organismes v?g?taux. Ils ont ?t? isol?s en 1814 par le scientifique E. Chevreul mais n'ont ?t? r?ellement d?couverts qu'en 1936, pratiquement par hasard, par Albert Szent-Gy?rgyi. Un ami avait stopp? le saignement de ses gencives en prenant un produit brut ? base de vitamine C isol?e du citron. Plus tard, lorsque ses gencives ont recommenc? ? saigner, Szent-Gy?rgyi donna ? son ami une forme plus pure de vitamine C, pensant obtenir ainsi un meilleur r?sultat. Mais la forme plus pure de vitamine C s'est r?v?l?e inefficace. Alors Szent-Gy?rgyi donna ? son ami une fraction de flavono?de isol?e du suppl?ment originel de vitamine C brute. Les gencives de son ami ont alors compl?tement gu?ri. Szent-Gy?rgyi mit ensuite en exergue la capacit? des flavono?des ? r?duire la perm?abilit? des vaisseaux sanguins et leur action synergique avec celle de la vitamine C. C'est pour cela qu'? l'origine, il leur donna le nom de vitamine P, pour ? perm?abilit? ?. Les flavono?des n'ont cependant pas d'activit? de vitamine. Ce scientifique hongrois re?u le prix Nobel pour ses travaux sur la vitamine C et sur les propri?t?s biochimiques des flavono?des. Les flavono?des aident ? renforcer l'?lasticit? et l'?tanch?it? des vaisseaux sanguins et donc leur r?sistance. Ils agissent ?galement comme de puissants antioxydants, prot?geant l'organisme du stress oxydant et de l'attaque des radicaux libres. Ils ont aussi le pouvoir de renforcer les effets de la vitamine C.
La taxifoline est un puissant flavono?de
Au milieu des ann?es 1950, des scientifiques ont extrait et d?crit pour la premi?re fois la taxifoline, ou dihydroquerc?tine, un analogue de la querc?tine ou de la rutine, avec cependant des propri?t?s quelque peu diff?rentes. Elle exprime des activit?s de vitamine P qui renforcent les membranes vasculaires, diminuent les r?actions allergiques et inflammatoires. Elle poss?de ?galement un grand nombre de propri?t?s qu'elle ne partage pas avec la plupart des autres bioflavono?des. Ainsi, la taxifoline exerce une activit? antioxydante beaucoup plus puissante que celle de la majorit? des flavono?des.
La plupart des recherches sur la taxifoline ont ?t? conduites en Russie ? l'Institut de m?decine de l'aviation et de l'espace, au coll?ge m?dical de l'arm?e (appel? ensuite S.M.-Kirov), ? l'h?pital central militaire (appel? ensuite N.M.-Burdenko), au 6e h?pital central militaire et ? l'Institut du cerveau de l'acad?mie russe des sciences.
La taxifoline inhibe le stress oxydant et l'inflammation
La taxifoline a d?montr? un puissant effet neutralisateur des radicaux libres. En particulier, elle est capable de d?truire deux des plus dangereux types de radicaux libres rencontr?s dans l'organisme : les radicaux superoxydes et peroxydes. Elle prot?ge les globules rouges et blancs. Des ?tudes ont montr? qu'elle prot?ge les globules blancs des l?sions environnementales et qu'elle pr?vient dans les globules rouges la mort cellulaire par oxydation.
L'effet antioxydant de la taxifoline a ?t? ?tudi? sur des rats Wistar avec une h?patite exp?rimentale caus?e par du t?trachlorure de m?thane. Les animaux ont ?t? r?partis en trois groupes : 9 animaux n'ont rien re?u, 9 ont re?u du t?trachlorure de m?thane par voie sous-cutan?e pendant quatre jours et 9 autres ont re?u, pendant quatre jours avant la premi?re injection de t?trachlorure de m?thane et pendant les 14 jours qui l'ont suivie, de la taxifoline (100 mg/kg). Le contenu en produit de peroxydation lipidique r?agissant avec l'acide thiobarbiturique ?tait 1,5 fois plus ?lev? chez les animaux ayant seulement re?u des injections de t?trachlorure de m?thane que chez les animaux t?moins ou chez ceux auxquels de la taxifoline avait ?t? administr?e. De m?me, l'activit? antioxydante de leur plasma sanguin ?tait 1,8 ? 2 fois plus faible que chez les autres animaux1.

Capillaires et d?sordres fonctionnels
Les capillaires sont de tr?s fins vaisseaux d'environ 5 ? 8 microns de diam?tre, constitu?s uniquement d'une couche de cellules endoth?liales avec une lame basale et quelques fibres de collag?ne. C'est au niveau des capillaires que se font tous les ?changes entre le sang et les tissus vascularis?s. Les vasculaires font aussi le lien entre le syst?me art?riel et veineux. Plusieurs milliers de kilom?tres de capillaires fournissent l'oxyg?ne et les nutriments indispensables ? toutes les cellules de l'organisme et ?liminent dans le m?me temps les produits de son activit?.
Les capillaires n'existent pas ? l'?tat isol? mais forment un r?seau organis? qui s'intercale habituellement entre une art?riole et une veinule.
Si la circulation capillaire est endommag?e, les cellules deviennent affam?es, assoiff?es et souffrent d'un manque d'oxyg?ne. Cela conduit finalement ? leur destruction et, ? terme, ? leur disparition. Des troubles de l'activit? de la circulation capillaire sont ? l'origine de nombreux processus pathologiques.
La th?orie selon laquelle il serait possible d'am?liorer la sant? de l'homme en aidant ? accro?tre la capacit? de travail des capillaires a ?t? ?labor?e et d?montr?e par le m?decin russe A.S. Zalmanov. Il ?crivait : ? Il ne s'agit pas de trouver un traitement pour certaines maladies mais de r?parer les fonctions endommag?es d'un organe sans tenir compte de l'intitul? du diagnostic. Et les capillaires sont au c?ur de ces troubles fonctionnels. ?
Troubles de la microcirculation et hypertension art?rielle
En cas d'hypertension art?rielle, le syst?me de la microcirculation responsable de l'irrigation sanguine des organes est assez rapidement endommag?. De tels d?sordres ont une grande importance clinique pour la circulation sanguine dans le c?ur, le cerveau et les reins. Une insuffisance du flux de la microcirculation se produit comme r?sultat de la diminution de la quantit? et de l'?paisseur des capillaires chez les patients souffrant d'hypertension art?rielle.
Au niveau de la microcirculation, des modifications tr?s importantes des propri?t?s rh?ologiques du sang vont se produire et conduisent ? une augmentation de la viscosit? du sang. Des modifications de la rh?ologie du sang associ?es ? la r?duction des microvaisseaux sont responsables d'une diminution de l'irrigation des tissus et de leur approvisionnement en oxyg?ne ainsi que d'une augmentation de la r?sistance p?riph?rique et de la pression art?rielle.
La taxifoline a diff?rentes propri?t?s susceptibles d'?tre b?n?fiques chez des patients souffrant d'hypertension art?rielle. Des ?tudes cliniques ont montr? qu'elle rend les ?rythrocytes tellement ?lastiques qu'ils peuvent facilement p?n?trer m?me dans les vaisseaux sanguins les plus d?licats. Les ?l?vations de pression ne se produisent naturellement plus et le risque d'accident c?r?bro-vasculaire est ainsi s?v?rement abaiss?. La taxifoline diminue ?galement la viscosit? du sang et am?liore la microcirculation au niveau des capillaires.

Diff?rentes ?tudes ont ?t? r?alis?es en Russie sur ce sujet avec la taxifoline. Son effet a notamment ?t? test? sur deux groupes de 40 patients avec une asth?nie neurocirculatoire (forme de tachycardie) avec hypertonie et hypertension art?rielle. Les patients de l'un des deux groupes ont re?u une monoth?rapie avec un hypotenseur, tandis que ceux de l'autre groupe recevaient en plus une dose quotidienne de 40 mg de taxifoline. Dans le groupe t?moin, un net effet hypotenseur est apparu entre les 3e et 4e jours de traitement et la dose de m?dicament a d? ?tre augment?e chez 17 % des sujets. Ce net effet hypotenseur est apparu chez les sujets recevant en plus de la taxifoline entre le 1er et le 2e jour de traitement ; aucun d'entre eux n'a eu besoin d'augmenter la dose du traitement.
Dans un autre essai incluant 80 hommes ?g?s de 23 ? 52 ans avec une asth?nie neurocirculatoire de type hypertonique ou une hypertension art?rielle avec une arythmie extrasystolique, 40 patients ont re?u un traitement complexe de l'arythmie et les 40 autres ont pris en plus quotidiennement 40 mg de taxifoline. L'efficacit? du traitement a ?t? ?valu?e les 3e, 5e et 8e jours du traitement. L'effet antiarythmie s'est manifest? un ou deux jours plus t?t dans le groupe prenant de la taxifoline que dans l'autre. Cet effet ?tait ?galement 86,7 % plus important avec la taxifoline. Cet essai montre que la taxifoline a une nette action hypotensive, antiarythmie et une absence d'effet secondaire.
100 patients avec une hypertension de stade 1 ou 2 suivant un traitement m?dical stable ont ?t? inclus dans une ?tude et r?partis de fa?on al?atoire en deux groupes recevant de la taxifoline (68 patients) ou un placebo (42 patients).
Les r?sultats ont montr? :
- ? une diminution significative pendant trois mois de la pression systolique et diastolique dans les deux groupes. Une r?duction du niveau de la fr?quence des contractions cardiaque dans le groupe prenant de la taxifoline ;
? au bout de six semaines, un effet hypotenseur stable dans la journ?e ?tait observ? dans les deux groupes sur les pressions systolique et diastolique. ? la fin de l'?tude, une diminution importante de la pression systolique de nuit ?tait obtenue seulement dans le groupe prenant de la taxifoline ;
? les ph?nom?nes stagnant dans le flux de la microcirculation ont ?t? diminu?s dans le groupe prenant de la taxifoline et la microcirculation a ?t? am?lior?e. La suppl?mentation a r?duit une partie des dommages rh?ologiques et des troubles h?modynamiques dans les microvaisseaux ;
? apr?s six semaines de traitement, la fonction endoth?liale ?tait normalis?e dans le groupe prenant de la taxifoline.
L'hypertension art?rielle est un facteur majeur de risque d'accident c?r?bro-vasculaire : on la retrouve dans 78,2 % des cas. Viennent ensuite l'?ge, le diab?te, le tabagisme, des changements ath?rog?nes du syst?me des lipoprot?ines, une hypertrophie du ventricule gauche?Des ?tudes ont ?t? r?alis?es par l'Institut national de recherches sur le cerveau de l'acad?mie des sciences de Russie pour ?valuer l'effet de la taxifoline sur des sujets souffrant de troubles de la circulation sanguine c?r?brale.
29 patients avec une enc?phalopathie li?e ? des dysfonctionnements de la circulation c?r?brale, ?g?s en moyenne de 67,6 ans, ont ?t? enr?l?s dans une ?tude qui a examin? les effets de la taxifoline. 12 d'entre eux avaient des s?quelles d'un accident c?r?bro-vasculaire de type isch?mique. Les sujets ont pris pendant 18 ? 21 jours une dose quotidienne de 80 mg de taxifoline.
La m?thode d'examen a inclus :
- ? une ?valuation des donn?es de l'?tat du patient, incluant un questionnaire ;
? un examen clinique avec une estimation des sympt?mes neurologiques, de l'asth?nie, des troubles psycho-?motionnels et vasculaires v?g?tatifs ;
? une v?rification des principales anomalies organiques dans le syst?me nerveux central ;
? une estimation des indices du tonus v?g?tatif, de l'h?modynamique centrale, de la respiration externe.
Les donn?es issues des ?tudes sur des patients d'?ge moyen avec une enc?phalopathie li?e ? un dysfonctionnement de la circulation c?r?brale montrent que la taxifoline exerce des effets d'activation mod?r?s en relation avec les m?canismes centraux de la r?gulation v?g?tative fonctionnelle et psycho-?motionnelle.
Deux ?tudes cliniques ont ?t? r?alis?es sur 52 patients pour ?valuer l'effet de la taxifoline associ?e ? de la vitamine C sur des patients avec des troubles de la circulation sanguine c?r?brale. Le traitement a ?t? administr? pendant 21 jours. La suppl?mentation a eu pour r?sultats une diminution de la viscosit? du sang et de la tendance ? former des caillots, une am?lioration de la m?moire, de l'attention, des performances mentales, une diminution des vertiges, une normalisation du sommeil, un soulagement des maux de t?tes et une diminution de la fatigue. Aucun changement de cette nature n'a ?t? observ? dans le groupe placebo2, 3.
Taxifoline et maladies cardio-vasculaires
Des scientifiques ont montr? que la taxifoline inhibe la peroxydation lipidique, un processus qui conduit souvent ? l'ath?roscl?rose4. Dans une ?tude sur l'animal, la taxifoline a inhib? la peroxydation des lipides s?riques et h?patiques apr?s une radiation ionisante toxique5. Ses effets inhibiteurs sont renforc?s par les vitamines C et E6. En inhibant la peroxydation des dangereuses lipoprot?ines basse densit?, la taxifoline aide ? pr?venir l'ath?roscl?rose.
Abaisser des niveaux ?lev?s de lipoprot?ines basse densit? est l'un des objectifs majeurs des traitements anticholest?rol et des statines utilis?s par les m?decins. Des ?tudes sugg?rent que la taxifoline pourrait ?tre utile dans les efforts th?rapeutiques r?alis?s pour abaisser le LDL. En effet, elle inhiberait la formation de l'apoprot?ine B, un des premiers composants du LDL. Elle diminuerait la synth?se des lipides dans le foie tout en provoquant de fa?on concomitante une diminution de la s?cr?tion de l'apoprot?ine B et une augmentation de celle de l'apoprot?ine A7.
D'autres ?tudes ont montr? chez des rats que la taxifoline abaisse les niveaux s?riques et h?patiques de lipides et les concentrations de cholest?rol. Son action, sur ce plan, est beaucoup plus efficace que celle de la querc?tine.
Par ailleurs, des ?tudes animales ont montr? que la taxifoline abaisse des niveaux ?lev?s de pression sanguine et normalise une mesure ?lectrique associ?e ? l'activation des ventricules cardiaques.
Pr?vient les complications du diab?te
Le diab?te peut avoir des cons?quences graves, notamment sur le syst?me cardio-vasculaire et les yeux. Les scientifiques ont remarqu? que les personnes souffrant d'un diab?te de type II ont un risque ?lev? de maladie art?rielle. C'est en partie parce que le diab?te de type II augmente la capacit? de certains globules blancs, les neutrophiles, ? adh?rer ? la paroi des vaisseaux sanguins, ou endoth?lium8. Cela peut contribuer au d?veloppement de maladies vasculaires ? travers tout l'organisme et, en particulier, dans les vaisseaux sanguins essentiels du c?ur. Une ?tude russe a montr? que la taxifoline inhibe l'activit? pro-inflammatoire des neutrophiles chez des patients souffrant d'un diab?te de type II et, ainsi, aide ? prot?ger le syst?me vasculaire des effets n?fastes de la maladie9.
Chez des diab?tiques, la taxifoline a montr? qu'elle pouvait apporter une protection contre deux causes courantes de perte de la vision : la d?g?n?rescence maculaire et la cataracte. La d?g?n?ration maculaire se produit lorsqu'une r?gion de la r?tine de l'?il responsable de la vision des d?tails commence ? se d?t?riorer. La taxifoline favorise la circulation sanguine dans cette r?gion, ce qui apporte une protection contre la perte de la vision. De plus, en inhibant l'activit? d'une enzyme dans le cristallin de l'?il, elle pourrait ?galement aider ? pr?venir la formation de la cataracte chez des patients diab?tiques.
Maintient la sant? du syst?me nerveux central
Le cerveau et le syst?me nerveux central sont particuli?rement vuln?rables face aux effets d?l?t?res des radicaux libres. Avec les ann?es, des l?sions radicalaires peuvent s'accumuler dans le cerveau et conduire ? un d?clin cognitif et ? des maladies comme la d?mence ou la maladie d'Alzheimer. La taxifoline offre une protection essentielle au cerveau et aux neurones.
Pour regarder de quelle fa?on la taxifoline prot?ge le cerveau des l?sions, des scientifiques ont utilis? un mod?le animal d'accident c?r?bro-vasculaire. La taxifoline inhibe l'expression d'enzymes conduisant ? l'inflammation. De plus, elle aide ? emp?cher les globules blancs inflammatoires d'attaquer des zones c?r?brales vuln?rables et d'y adh?rer. Ces actions aident ? apporter une neuroprotection vitale contre les l?sions oxydatives induites par les radicaux libres qui se produisent fr?quemment lorsque le cerveau ne re?oit pas suffisamment de sang et d'oxyg?ne10, 11. ? c?t? du d?clin cognitif qui accompagne fr?quemment le vieillissement, des fonctions essentielles comme la perception, la pens?e, le langage et la conscience peuvent ?galement ?tre affect?es de fa?on n?gative. Prot?ger les r?gions du cerveau qui g?rent ces fonctions est un autre effet b?n?fique important de la taxifoline. Dans une ?tude, des chercheurs ont constat? que la taxifoline emp?chait les radicaux libres de provoquer des l?sions oxydatives sur les cellules nerveuses cruciales qui g?rent ces fonctions12.
En prot?geant les cellules c?r?brales et le syst?me nerveux central, la taxifoline pourrait aider ? ?viter certaines des modifications les plus d?vastatrices associ?es au vieillissement.
Une protection contre les l?sions h?patiques et les h?patites
De nombreux produits chimiques utilis?s dans l'industrie et le commerce tels la dioxine, les dibenzofuranes ou le t?trachlorure de carbone agissent sur le foie comme des poisons. Certains peuvent induire une toxicit? h?patique et une h?patite en favorisant la peroxydation lipidique h?patique. Gr?ce ? la puissance de son pouvoir antioxydant, la taxifoline pourrait prot?ger le foie contre les dangers de l'exposition ? des produits toxiques ou ? des virus. Lorsque l'on suppl?mente des rats avec de la taxifoline pendant quatre jours avant de les exposer ? des produits chimiques utilis?s auparavant dans le nettoyage ? sec et les industries du froid, on constate qu'ils sont prot?g?s contre les effets inducteurs d'h?patites de ces toxines 13.
De plus, sur des mod?les de souris de l?sions h?patiques, la taxifoline inhibait plus efficacement que la vitamine E les modifications biochimiques conduisant ? l'h?patite. Plus sp?cifiquement, la taxifoline bloquait la production de facteur alpha n?crosant des tumeurs, un inducteur de l'inflammation, ainsi que l'infiltration des cellules du syst?me immunitaire.
La taxifoline montre des propri?t?s prometteuses susceptibles de combattre l'h?patite A. Le virus de l'h?patite A se contracte g?n?ralement en mangeant des aliments contamin?s. En laboratoire, la taxifoline inhibe la r?plication et les effets pathog?nes du virus de l'h?patite A14.
Une suppl?mentation en taxifoline apporte ainsi d'importants effets b?n?fiques pour le foie en l'aidant ? se prot?ger des effets nuisibles d'une exposition ? des toxines ou ? des infections par des virus d'h?patites.
Renforce le syst?me immunitaire
Des ?tudes sugg?rent que la taxifoline pourrait aider ? combattre de graves infections, comme la pneumonie ou le VIH. Des chercheurs ont examin? les effets de la taxifoline sur des patients atteints de pneumonie aigu?. Lorsque les sujets suivaient un traitement standard et ?taient suppl?ment?s avec une formule antioxydante contenant de la taxifoline, ils se remettaient plus facilement de sympt?mes d'inflammation pulmonaire que des patients ayant seulement un traitement classique15.
Des ?tudes pr?liminaires semblent sugg?rer que la taxifoline pourrait aider ? combattre le virus du VIH. On a ainsi r?cemment d?couvert qu'elle inhibe l'activit? d'une enzyme que les virus comme le VIH utilisent pour r?pliquer leur mat?riel g?n?tique16.
Une action en synergie avec celle de la vitamine C
La taxifoline renforce les effets b?n?fiques de la vitamine C en augmentant la dur?e de son activit? biologique, en stimulant sa r?g?n?ration et en ralentissant son ?limination de l'organisme. En Russie, un complexe de taxifoline et de vitamine C est un traitement populaire de nombreuses maladies ayant en commun le stress oxydant comme m?canisme sous-jacent.
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R?f?rences :
1. Teselkin Yu O. et al., Dihydroquercetin as a mean of antioxidant defence in rats with tetrachloromethane hepatitis, Phytotherapy Research, 11 May 2000, vol. 14, issue 3, 160-162.
2. Plotnikov M.B. et al., Hemorheological and antioxidant effects of Ascovertin in patients with sclerosis of cerebral arteries, Clin. Hemorheol. Microcirc., 2004, 30(3-4) : 449-52.
3. Plotnikov M.B. et al., Clinical efficacy of a novel hemorheological drug ascovertin in patients with vascular encephalopathy, Zh. Nevrol. Psikhiatr. Im SS Korsakova, 2004, 104(12) : 33-7.
4. Kravchenko L.V. et al., Effects of flavonoids on the resistance of microsomes to lipid peroxidation in vitro and ex vitro, Bull. Exp. Biol. Med., 2003 Dec, 136(6) : 572-5.
5. Teselkin Yu O. et al., Influence of dihydroquercetin on the lipid peroxidation of mice during post-radiation period, Phytotherapy Research, 1998, 12 : 517-9.
6. Vasiljeva O.V. et al., Effect of combinated action of flavonoids, ascorbate and alpha-tocopherol on peroxidation of phospholipid liposomes induced by Fe2 + ions, Membr. Cell. Biol., 2000, 14(1) : 47-56.
7. Theriault et al., Modulation of hepatic lipoprotein synthesis and secretion by taxifolin a plant flavonoid, Journal of Lipid Research, vol. 41, 1969-1979. December 2000.
8. Van Oostrom A.J. et al., Increased expression of activation markers on monocytes and neutrophils in type 2 diabetes, Neth. J. Med., 2004 Oct, 62(9) : 320-5.
9. Fedosova N.F. et al., Mechanism underlying diquertin-mediated regulation of neutrophil function in patients with non-insulin-dependant diabetes mellitus, Bull. Exp. Biol. Med., 2004 Feb, 137(2) : 143-6.
10. Wang Y.H. et al., Taxifolin ameliorate cerebral ischemia-reperfusion injury in rat through its anti-oxidative effect and modulation pf NF-kappa B activation, J. Biomed. Scien., 2006 Jan, 13(1) : 127-41.
11. Wang Y.H. et al., Prevention of macrophage adhesion molecule-1dependant neutrophil firm adhesion by taxifolin through impairment of protein kinase-dependant NADPH oxidase activation and antagonism of G protein-mediated calcium influx, Biochem. Pharmacol., 2004 June 15, 67(12) : 2251-62.
12. Dok-Go H. et al., Neuroprotective effects of antioxidative flavonoids, quercetin, dihydroquercetin and quercetin 3-m?thyl ether isolated from Opuntia ficus-indica var. Saboten, Brain Res., 2003 Mar 7, 965(1-2):130-6.
13. Teselkin Yu O., Dihydroquercetin as a mean of antioxidative defence in rats with tetrachloromethane hepatitis, Phytother. Res., 200 May, 14(3) : 495-502.
14. Biziagos E. et al., Effect of antiviral substances on hepatitis A virus replication in vitro, J. Med. Virol., 1987 May, 22(1) : 57-66.
15. Kolhir V.K. et al., Use of a new antioxidant diquertin as adjuvant in the therapy of patients with acute pneumonia, Phytotherapy Research, 1998, 12 : 606-8.
16. Chu S.C. et al., Inhibitory effects of flavonoids on Moloney murine leukemia virus reverse transcriptase activity, J. Nat Prod., Feb 1992, 55(2) : 179-83.
http://www.nutranews...;id_article=893
(1er d?cembre 2007)
Index Glyc?mique
Posted by admin , 18 novembre 2007 - 11:29
Ces aliments aident ?
r?guler la glyc?mie et
r?duire les pics d'insuline.
*? inclure
Ces aliments contribuent aux d?r?glement de la glyc?mie, aux pics d'insuline, ? l'ob?sit? et plusieurs autres probl?mes de sant?.
*? ?viter ou r?duire
*Fruits naturels frais tel les fruits sauvages: cerise ou ac?rola, framboise, myrtilles, bleuet. *Confitures sucr?es, fruits avec sucre ou sirop, fruits cuits au sucre, fruits sucr?s en conserve.
*L?gumes naturels frais. Ail, ?chalote et oignon. Lentilles, pois, haricots et ignames. *Le soya qui n'est pas biologique car il est g?n?tiquement modifi? et contient de hautes quantit?s de pesticides et d'herbicides.
*Pain multic?r?ale ou au levain ancien.Farine de c?r?ale: avoine, millet quinoa, sarrasin.
Riz complet ou basmati.
Pat?s ou nouilles semi-compl?te ou ? base de c?r?ales cuitent ? la dente.
C?r?ales compl?tes: flocon d'avoine, muesli, All Bran.
*Farines blanches (raffin? ou non), pain blanc, riz blanc, english muffin, bagel, galette de riz, c?r?ales raffin?es et sucr?s.
C?r?ales: Corn Flakes, riz souffl? et tous les marques commerciales sucr?s.
*Sucres ou extraits sucrants naturels:stevia, sirop d'agave, chocolat noir
(70% +) *Sucres: blanc, cassonade, sirop de ma?s, sirop d'?rable, miel, d'extrose, aspartame, glucose, sorbitol, ?dulcorant sorbitol...
*Patate douce. *Pomme de terre, frites, pur?e de patates.
*Th? vert et tisane sans sucre. Eau de source. *Jus de fruits sucr?es et comerciales.Boissons gazeuze ou sodas.
Un verre de vin par jour au repas semble b?n?fique pour la sant? gr?ce ? son contenu en resv?ratrol, un puissant antioxydant.
Remplacer les huiles hydrog?n?es ou partiellement hydrog?n?es, margarine, huile de tournesol, de ma?s, de soya par de l'huile d'olive ou de lin.
?plucher ses fruits et l?gumes s'il ne sont pas biologique car les pesticides et herbices s'accumullent sur la peau.
Si vous utilisez l'eau du robinet, il faut la filtr?e car les nitrates et pesticides sont pr?sents. Utilis? une eau de source en bouteille ou de l'eau min?ral. S'assurer que l'eau en bouteille n'a pas le go?t du plastique. Si oui, elle a ?t? chauff? au soleil et les pvc sont m?lang?s.
Pour les produits laitiers, il est important de choisir ceux issu de l'agriculture biologique car le lait et le beurre non biologique ont un ratio om?ga 3 / om?ga 6 d?s?quilibr?. Au lieu d'un ratio 1/1, ils ont un ration moyen de 1/15.
Pour les viandes et volailles, il est important de choisir ceux issu de l'agriculture biologique car la nourriture et l'herbe qu'ils mangent est bourr? de produits chimiques, herbicides, pesticides, m?dicaments, ogm et autres qui s'accumulent dans la graisse animale. Il est sant? de manger un maximum de 2 portions de viandes rouges par semaine (2-3 oz chaque portion). Pour le poisson, choisir ceux qui contiennent le moins de mercure est le meilleur choix.
Syndrome D?hypersensibilit? Chimique Multiple
Posted by admin , 13 novembre 2007 - 12:21
Les premi?res observations cliniques concernant ce syndrome ont ?t? publi?es aux Etats-Unis par Randolph en 1952. Il a re?u des d?nominations vari?es : syndrome d?hypersensibilit? chimique, maladie du 20?me si?cle, maladie de l?environnement, allergie c?r?brale, syndrome de difficult? d?adaptation ? l?environnement, syndrome de perte d?induction de tol?rance, etc ; Il s?apparente au syndrome de fatigue chronique et au syndrome des V?t?rants de la Guerre du Golfe.
En 1999, une conf?rence internationale de consensus (1) a arr?t? un certain nombre de crit?res permettant d?identifier le syndrome d?hypersensibilit? chimique multiple (SHCM) : condition chronique, dont les sympt?mes sont reproductibles, en r?ponse ? des expositions de faible niveaux ? des produits chimiques vari?s.
Les sympt?mes s?expriment sur plusieurs organes ou appareils et s?att?nuent ou cessent avec la disparition de l?exposition.
Les difficult?s de reconnaissance de ce syndrome tiennent aux faits suivants :
-Les sympt?mes sont non-sp?cifiques, tr?s vari?s, nombreux (plus de 100), associ?s chez chaque patient d?une mani?re univoque
-Il n?y a pas de test para clinique capable de confirmer ou d?infirmer ce diagnostic
-La concentration d?a?ro-contaminants responsables susceptible d?induire une g?ne peut ?tre extr?mement faible
-Il n?y a pas eu de d?monstration scientifique probante de la relation entre exposition environnementale et maladie
-Les m?canismes invoqu?s pour rendre compte du SHCM sont divers. Aucun n?a fait la preuve de sa r?alit?
-Le profil individuel des personnes ? risque de d?velopper un SHCM est particulier (cf. ci-dessous)
Ceci explique le scepticisme de nombreux scientifiques (2,3) vis-?-vis de cette entit? qui n?est pas reconnue dans tous les pays.
Pr?valence et facteurs de risque
Pr?valence :
Elle est particuli?rement difficile ? ?tablir avec fiabilit? du fait de la grande variabilit? des sympt?mes et de l?absence de test diagnostique.Une des premi?res ?tudes sur le sujet a ?t? r?alis?e aupr?s d?un ?chantillon de 809 ?tudiants d?universit? et concluait que 15% de ces sujets ?taient hypersensibles (4). Une autre ?tude, ?galement r?alis?e en Arizona, dans un groupe de 160 personnes ?g?es aboutissait au chiffre de 37% (5). Le Minist?re californien de la sant? a organis? en 1998 une ?tude par sondage aupr?s de 4000 personnes, utilisant un questionnaire mis au point par un groupe d?experts (6). Globalement, 15,9% des personnes interrog?es faisaient ?tat d?une sensibilit? inhabituelle ? des produits chimiques courants (7). Une autre ?tude ?pid?miologique r?alis? par questionnaire et entretien personnalis?s aupr?s d?un ?chantillon de 1582 personnes vivant ? Atlanta en G?orgie (8) a montr? que 12,6% du groupe souffraient d?un SHCM. On retrouve dans cette ?tude comme dans d?autres une nette pr?dominance f?minine (2/3 vs 1/3). Par contre, la pr?dominance du syndrome dans les cat?gories socio-professionnelles favoris?es n?est pas retrouv?e dans toutes les ?tudes. D?autres ?tudes, r?sum?es en r?f?rence 9, fournissent des chiffres beaucoup plus faibles, s??tageant de 0,2 ? 6,3%.
Facteurs de risque :
L?enqu?te dont il vient d??tre question (8) a comport? une phase prospective avec entretiens individuels. Ces derniers ont montr? que seuls 1,4% des personnes avaient des probl?mes psycho-affectifs avant de d?velopper un SHCM, mais 37,7% en ont eu apr?s la survenue du syndrome.
Le SHCM comporterait 2 phases : phase initiale due ? une exposition massive ? certains produits toxiques (10) ou ? une exposition chronique ? une ou plusieurs substances toxiques, m?me en faible concentration (11). Les r?actions ult?rieures de d?clenchement des sympt?mes peuvent ?tre le fait d?un grand nombre de substances .
Les th?ories concernant l?origine du SHCM, abord?es dans un groupe de travail consacr? au sujet en 1998 (12) sont multiples : neurologique, endocrinienne, immunitaire et psychologique
Un terrain allergique est fr?quemment retrouv? ? l?interrogatoire (8).
Symptomatologie
L??tude cit?e en r?f?rence 8 permet de r?sumer les types de sympt?mes ressentis apr?s exposition ? une substance agressive, par ordre de fr?quence d?croissante : maux de t?te (88,4%), irritation oculaire (76,8%), sympt?mes de type asthmatique (59,4%), troubles gastriques/ naus?es (55,1%), vertiges (46,4%), manque de concentration (31,9%), douleurs musculaires (30,4%), fi?vre (17,4%).
Substances incrimin?es dans le d?clenchement des crises
Ce sont, dans l??tude r?f?renc?e en 8, class?s par fr?quence d?croissante : les d?capants (88,4%), les pesticides (81,2%), les parfums (81,2%), les gaz d??chappement (72,5%), les produits de beaut? (60,9%), les tapis neufs (53,6%), les meubles neufs (39,1%), les fum?es d?une chemin?e, d?un po?le ? bois ou d?un barbecue (39,1%), la fum?e de cigarette (33,3%), le chlore de l?eau du robinet (39,1%) , l?encre fra?che (26,1%), un produit d?entretien du linge (18,8%). En fait, dans cette ?tude, seuls 14,5% des personnes atteintes d?un SHCM ?taient s?res et 26,1% ? quasiment s?res ? d?avoir identifier le ou les facteurs d?clenchants.
Texte : Pr Denis Charpin
R?f?rences bibliographiques
1 ? Consensus on Multiple Chemical Hypersensitivity. Arch Environ Health 1999 ; 54 : 147-149.
2 ? Barrett S. An analysis of the National Environmental Justice Advisory Council Enforcement Subcommittee?s Resolution N? 21 on multiple chemical syndrome. Quackwatch, Aug 20, 2000.
3 ? Lee-Haley PR. Manipulation of perception in mass tort litigation. Natural Ressources & Environment 1997; 12: 64-68.
4 ? Bell IP, Schwartz GE, Peterson M, Amend D. Self-reported illness from chemical doors in young adults without clinical symptoms or occupational exposures. Arch Environ Health 1993; 48: 6-13.
5 ? Bell IP, Walsh ME, Gersmeyer A, Schwartz GE, Kano P. Cognitive dysfunctions and disabilities in geriatric veterans with self-reported intolerance to environmental chemicals. J Chronic Fatigue Syndr 1997; 2: 5-42
6 ? Kipen HM, Hallman W, Kelly-McNeil K, Fledler N. Measuring chemical sensitivity prevalence : a questionnaire for population studies. Am J Public Health 1995; 85: 575-577.
7 ? Kreutzer R, Neutra RR, Lashuay N. Prevalence of people reporting sensitivities to chemicals in a population-based survey. Am J Epidemiol 1999; 150: 1-12.
8 ? Caress SM, Steinemann AC. A review of a two-phase population study of multiple chemical sensitivities. Environ Health Perspect 2003; 111: 1490-1497.
9 - Danish Environmental Protection Agency. Multiple Chemical Sensitivity, Environmental Project no. 988, 2005
10 ? Rea W, Bell IR, Suits CW, Smiley RE. Food and chemical hypersensitivity after environmental chemical exposure: case histories. Ann Allergy 1978; 41: 101-110.
11 ? Miller C, Ashford N, Doty R, Lamielle M, Otto D, Rahili A. Empirical approaches for the investigation of toxicant-induced loss of tolerance. Environ Health Perspect 1997; 105: 515-519.
12 ? Interagency Workgroup on Multiple Chemical Sensitivity. 1988. A Report on Multiple Chemical Sensitivity (MCS). Predecisional Draft 26-31. Washington, DC: Interagency Workshop on Multiple Chemical Sensitivity. Available: http://web.health.po...ent/mcs/toc.htm
Liens Internet
American Public Health Association : http://www.apha.org
National prevalence of chemical hypersensitivity and the medical diagnosis of multiple chemical syndrome :http://www.acoem.org...ticle.asp?ID=46
Danish Environmental Protection Agency : http://www.mst.dk/homepage
Environmental Project n? 988, 2005: Multiple Chemical Sensitivity
http://www.mst.dk/ho...l/kap10_eng.htm ://http://www.mst.dk/homepage/default....htm
Texte : Pr Denis CHARPIN,
M?decin des h?pitaux, Pneumo-allergologue,
Epid?miologiste et sp?cialiste en Sant? Publique
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